Macron - Le Pen : dernière confrontation sur la Santé

vendredi 22 avril 2022, par Audrey Parvais

Santé publique, attractivité de l’hôpital…, quelles sont les divergences qui existent entre les programmes de Marine Le Pen et Emmanuel Macron ? Pour vous éclairer, la rédaction Infirmiers.com a organisé une confrontation entre leurs conseillers santé. Extraits choisis en vidéo.

Dimanche 24 avril, les citoyens français auront à déterminer qui, du président sortant Emmanuel Macron ou de la candidate du Rassemblement National Marine Le Pen, prendra les rênes de la France pour les 5 ans à venir. A quelques jours de ce deuxième tour, Infirmiers.com et les différentes rédactions du Groupe Profession Santé ont organisé un débat entre François Braun et Patrick Barriot, les conseillers santé de M. Macron et Mme Le Pen, afin qu’ils présentent les propositions de leurs candidats en matière de santé. Au programme des échanges : gestion de la pandémie de Covid-19, politique de prévention et de santé publique, attractivité de l’hôpital, lutte contre les déserts médicaux et interprofessionnalité. À noter qu’il est toujours possible de consulter les mesures phares des deux programmes au sein de notre comparateur.

Attractivité de l’hôpital

Comment sauver l’hôpital public, malmené par la pénurie croissante de soignants, et lui conférer une meilleure attractivité ? En augmentant les salaires des infirmiers de 10% pour les aligner sur la moyenne européenne (pour un budget de 2 milliards d’euros), répond en premier lieu la candidate du RN. Il faut un choc d’attractivité qui passe par la revalorisation salariale, tambourine Patrick Barriot. Nous étions à -20% par rapport à la moyenne de l’OCDE avant les mesures du Ségur ; nous sommes aujourd’hui à -10%. Une revalorisation de 10% est donc urgente et nécessaire. Mais la revalorisation doit également être intellectuelle, avec l’universitarisation de la profession. Dans son programme, Marine Le Pen prévoit aussi de fixer un plafond de 10% pour les postes administratifs dans les hôpitaux et d’instaurer une gouvernance partagée entre médecins et directeurs administratifs des établissements. À noter que Marine Le Pen espère réaliser des économies en supprimant l’Aide Médicale de l’État (AME), qui ne représentait en 2020 que 0,4% des dépenses de santé selon la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF), et en la remplaçant par une aide vitale d’urgence et en luttant contre la fraude aux prestations sociales.

Pour Emmanuel Macron, la solution passe notamment par un allègement du cadre réglementaire. Pendant la crise, on a vu des soignants qui n’avaient plus de contraintes administratives. Emmanuel Macron souhaite simplifier ce cadre pour que les soignants puissent se concentrer sur le soin, défend ainsi François Braun. Parallèlement, il est prévu de lancer l’après-Ségur et poursuivre les discussions sur l’augmentation des salaires, même s’il ne s’agit pas de la revendication qui revient en tête chez les professionnels de santé. Les gens partent parce qu’ils ne trouvent plus de sens dans leur travail du fait, entre autres, du temps passé aux tâches administratives. Donner plus de responsabilités aux paramédicaux, aux pharmaciens et sage-femmes figure également dans le programme du président sortant.

Voir la vidéo : Attractivité de l’hôpital.
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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