Les hospitaliers préoccupés par leur Santé psychologique, révèle une enquête de la MNH

lundi 26 juillet 2021, par Anne Perette-Ficaja

D’après une étude réalisée mi-juillet par l’Institut Français d’Opinion Publique (IFOP) pour la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) auprès de 4 730 personnes (dont 3 718 professionnels), la santé psychologique des personnels hospitaliers est mise à mal par la pandémie de Covid-19. Parmi les individus concernés, étudiants et décideurs hospitaliers semblent payer un lourd tribut.

Pour la deuxième fois en quelques mois, la MNH a souhaité évaluer l’impact de la crise sanitaire auprès des Français. Après avoir mesuré en mars dernier le niveau de confiance en la vaccination anti - Covid-19, elle s’est intéressée à leur santé psychologique, en particulier à celle de ceux qui ont affronté la pandémie en première ligne : les professionnels exerçant dans le secteur de la santé. Les résultats montrent globalement que la thématique intéresse davantage les Français, mais également que son niveau baisse de manière préoccupante chez certaines catégories de professionnels.

Des chiffres contrastés

Selon les résultats collectés, 28 % des Français interrogés se disent plus préoccupés qu’avant la crise par leur santé psychologique. Une moyenne qui cache les proportions nettement supérieures observées chez les professionnels hospitaliers, parmi lesquels 42 % des étudiants, 47 % des actifs et même 56 % des décideurs déclarent y accorder plus d’intérêt. Un contraste avec la population générale qu’explique Frédéric Dabi, Directeur Général de l’IFOP : cela montre à quel point les hospitaliers ont vécu de manière spécifique cette crise inouïe et hors normes.

La tendance est confirmée par les professionnels de la santé mentale (psychiatre, psychologues...) interrogés récemment par la MNH dans le cadre de la mise en place de son observatoire de la santé. 95 % des professionnels que nous avons sondés constatent une hausse des consultations pour troubles anxieux et autres troubles liés à un mal être, rapporte Delphine Hernu, Directrice Adjointe à la santé pour la Mutuelle. Et si les consultations augmentent, c’est parce que la parole n’est plus tabou ; pour certains experts, évoquer ses difficultés et les admettre a été rendu possible par certains facteurs favorisants.

Cette fois, il ne s’agit pas du malaise d’un individu isolé ; c’est le collectif tout entier qui a été touché. A ce titre, les professionnels concernés se sont autorisés à parler et le questionnement collectif a pu émerger, explique Delphine Carrara, psychologue du personnel à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Ile-de-France). Voilà pourquoi nous avons enregistré une hausse notable des demandes de consultations en groupe, lors desquelles les soignants expriment leur ressenti face aux patients et aux familles.
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Anne Perette-Ficaja
Directrice des rédactions paramédicales adjointe
anne.perette-ficaja@gpsante.fr
@aperette


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