Les français toujours inégaux devant les déterminants de santé

lundi 16 février 2015, par Bruno Benque

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié, le 10 février 2015, la 6e édition du rapport sur l’État de santé de la population en France, rédigé avec l’ensemble des producteurs de données.

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Ce document présente un état des lieux de la santé, selon des approches par population, par déterminants et par pathologies, et mettant en jeu quelques 200 indicateurs. Au final, l’état de santé des Français est globalement bon. Les Français vivent toujours plus longtemps, avec une santé meilleure que dans les grands pays développés. Mais des disparités sont encore bien présentes, au niveau territorial ou social, sans compter les différences hommes/femmes.

Des morts prématurées dues à l’hygiène de vie et à l’environnement professionnel

L’espérance de vie à la naissance demeure particulièrement élevée chez les femmes et supérieure à celle des hommes (85,4 ans en 2014, contre 79,2 ans pour les hommes). Cet écart s’est néanmoins réduit au cours des vingt dernières années, passant de 8,2 ans en 1994 à 6,2 ans en 2014. L’espérance de vie à 65 ans est toujours parmi les plus élevées en Europe, tant pour les femmes que pour les hommes, alors qu’avant cet âge, les résultats sont moins bons pour les hommes. Les causes sont à chercher dans l’alimentation, l’abus d’alcool et de tabac ainsi que dans les environnements professionnels. Les hommes meurent 2,2 fois plus dque les femmes de mort prématurée, un taux qui monte à 3,1 pour les morts violentes (suicides, accidents) et à 3,3 pour les morts liées aux troubles mentaux et comportementaux.

Du berceau à l’EHPAD, l’état de santé est conditionné par les inégalités sociales

Comme on peut l’observer depuis longtemps, le statut social et le niveau d’études sont générateurs de disparités dans l’espérnce de vie et le recours aux soins. Elles se traduisent par, notamment, une différence d’espérence de vie à 35 ans de 6,3 ans et 3 ans selon que l’on se place du côté des hommes ou de celui des femmes. Les populations les plus défavorisées sont, en général, plus exposées aux différents risques professionnels (travail pénible, de nuit, produits toxiques) ainsi qu’aux comportements contraires à une bonne hygiène de vie, par une diététique inappropriée et une faible activité physique. On vérifie ces inégalités depuis la naissance, par un taux de prématurés et de faibles poids de naissance, en passant par l’adolescence, où la surchage pondérale et le saturnisme affecte les populations ouvrière ou défavorisée, jusqu’à l’âge adulte.

Les disparités territoriales en progression ?

Au niveau territorial, la répartition contrastée de l’offre de soins explique en partie les inégalités d’une région à l’autre en termes de mortalité et de morbidité. Mais elle n’est pas la seule en cause, puisque la prévention n’est pas assimilée partout de la même façon. Ainsi, sur la période 2011-2013, les taux de mortalité à 30 jours par million d’habitants sur le champ des accidents de la route s’élèvent respectivement à 57 en métropole et 79 dans les DOM. 

Accédez ici à la synthèse du Rapport public de la DRESS.


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