« La santé au travail doit être reconnue comme une spécialité à part entière »

vendredi 25 octobre 2019, par Valérie HEDEF

Formation universitaire, reconnaissance d’une spécialité et d’un statut de salarié protégé, missions cœur de métier, pratiques avancées, risques émergents…, Nadine Rauch, présidente du Groupement des infirmiers de santé au travail (GIT), évoque pour infirmiers.com les principaux points en lien avec l’actualité des infirmiers de santé au travail. Un entretien réalisé lors de la 13e édition des Journées nationales d’études et de formation des infirmiers de santé au travail qui se sont tenues du 9 au 11 octobre 2019, à Toulouse.

Infirmiers.com - On estime à environ 6 000 le nombre d’infirmiers de santé au travail (IDE-ST). Comment sont-ils répartis ?

Nadine Rauch - Effectivement, près de 6 000 infirmiers exercent dans le domaine de la santé au travail, dans le secteur privé comme dans la fonction publique (d’État, territoriale, hospitalière), MSA…, c’est-à-dire partout où les gens travaillent. Une enquête menée en 2015 répartissait les IDE-ST pour un tiers en entreprises, un second tiers en services autonomes et un dernier tiers en services de santé au travail interentreprises (SSTI). En 2019, on peut considérer que le nombre d’IDE-ST exerçant en SSTI est un peu supérieur du fait du recrutement massif qui y a été opéré ces dernières années. En outre, il faut noter l’essor de la sous-traitance de la santé au travail, une prestation de service qui m’inquiète quelque peu.

Infirmiers.com - Les infirmiers qui souhaitent s’orienter vers la santé au travail doivent-ils justifier d’une formation spécifique ?

N.R. - La réforme du code du travail en 2016 (loi El Khomri) est venue compléter, renforcer l’obligation d’inscrire les IDE-ST à une formation en santé au travail en date de la circulaire de novembre 2012. Cette inscription à une telle formation (1) est en effet requise dans les douze mois suivant leur embauche. Quoi qu’il en soit, de plus en plus d’entreprises et/ou services interentreprises souhaitent que leurs IDE-ST valident le diplôme interuniversitaire de santé au travail (DIUST), la licence santé au travail et/ou un master en santé au travail afin de leur permettre d’acquérir des connaissances complémentaires et spécifiques à leur exercice professionnel. Et de façon plus générale, je dirais qu’il faut que les IDE-ST soient maîtres de leur destin. La profession évolue et cela passe notamment par la formation universitaire.
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Propos recueillis par Valérie HEFEF
Journaliste
valerie.hedef@ornage.fr


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