« Il faut donner plus de place à la santé mentale », plaide le CESE post crise Covid

vendredi 22 octobre 2021, par Anne Perette-Ficaja

Le 18 octobre à la faveur d’un colloque organisé par la Fondation FondaMental concernant le devenir de la santé mentale en France, le Conseil social, économique et environnemental (CESE) a commenté l’avis qu’il a rendu en mars dernier concernant les parcours de soins en psychiatrie et ouvert les perspectives que la sortie de crise sanitaire laisse entrevoir après que le secteur a été mis à mal. Renforcement de la pluridisciplinarité et de la territorialisation de l’offre, formation, attractivité... Des recommandations qui font largement écho aux annonces faites lors des Assises de la psychiatrie et de la santé mentale qui se sont déroulées fin septembre.

C’est à la lumière des annonces faites par le Président de la République lors des Assises de la psychiatrie et de la santé mentale le mois dernier que le CESE a réaffirmé l’avis qu’il a rendu le 24 mars dernier au sujet des parcours des patients présentant des troubles psychiques à l’occasion d’un colloque proposé par la Fondation FondaMental. Un moment jugé porteur par Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, résolument déterminée à s’appuyer sur les forces du système plutôt qu’à se désespérer de ses faiblesses. Retour sur les points saillants de l’événement.

Covid-19, doublement délétère

Délétère au plan mondial, l’épidémie de Covid a provoqué en 2020 une augmentation générale des troubles anxieux (+ 26 %) et des troubles dépressifs (+ 28 %) observée (notamment chez les femmes), ainsi qu’un risque accru de développer une maladie psychiatrique entre 14 et 90 jours post infection au SARS-CoV-2, a rappelé le Pr Marion Leboyer, psychiatre et Présidente de la Fondation FondaMental, sur la foi d’une étude scientifique parue dans the Lancet. En cause : la désormais très documentée « tempête cytokinique » provoquée par le virus et les dégâts cérébraux induits par la réponse immunitaire surdimensionnée de l’organisme. Le virus est doublement délétère, a déploré la psychiatre : la crise sanitaire s’est attaquée aux populations les plus vulnérables (seniors, sans-abri...) ; non seulement les personnes présentant des troubles psychiques n’ont pas échappé à la règle, mais elles ont une sensibilité accrue à la pathologie. En l’occurrence, elles présentent un risque 6 à 7 fois plus élevé de contracter l’infection que la population générale ainsi qu’un risque deux fois plus important de faire une forme grave de la maladie ou d’en mourir quatre semaines post infection.
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Anne Perette-Ficaja
Directrice des rédactions paramédicales
anne.perette-ficaja@gpsante.fr
@aperette


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