Décès évités, taux d’hospitalisations réduits : l’effet bénéfique du pass sanitaire démontré

vendredi 21 janvier 2022, par Audrey Parvais

Le Conseil d’Analyse Économique s’est penché dans une étude sur l’impact qu’a pu provoquer l’instauration du pass sanitaire d’un point de vue sanitaire et économique, et notamment sur le nombre de décès et d’hospitalisations. Les bénéfices apparaissent indiscutables.

L’instauration du pass vaccinal a eu un impact positif effectif, sur les plans sanitaire et économique, dans la lutte contre de l’épidémie de Covid-19. En France mais aussi chez deux de ses voisins, l’Allemagne et l’Italie. C’est ce que révèle une étude menée par le Conseil d’Analyse Économique (CAE) et publiée ce 18 janvier. Rattaché à Matignon, ce dernier réunit toutefois une dizaine de chercheurs indépendants (mathématiciens, économistes…), qui ont de plus bénéficié des conseils de l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique. Adhésion à la vaccination, taux d’hospitalisations, nombre de décès…Le document démontre ainsi un fort impact de la mesure sur un ensemble d’indicateurs.

4 000 décès évités

Pour mener son étude, le CAE a construit des contrefactuels, c’est-à-dire des modèles permettant d’estimer ce que la dynamique de vaccination aurait été sans la mise en place du pass, est-il ainsi indiqué. Il en ressort que la mise en place du précieux sésame a permis d’augmenter considérablement le taux de vaccination. Le CAE juge en effet que, sans le pass, celui-ci aurait équivalu à 65,2% en six mois, contre 78,2% dans les faits, soit une différence de 13 points. Conséquence positive de cette augmentation : une pression moindre sur le système hospitalier. La mise en place des pass sanitaires a en particulier réduit la pression sur les unités de soins intensifs et, en France, a évité de dépasser les seuils d’occupation pour lesquels les confinements précédents avaient été déclenchés, précise l’étude. L’impact du pass aurait ainsi permis de réduire de 31% le nombre d’admissions en hôpital à la fin 2021. Pour ce qui est des hospitalisations en soins intensifs, le taux à fin 2021 aurait été environ 45% supérieur à ce qui a été observé. La différence n’est pas anodine : elle aurait entraîné des niveaux de pression hospitalière au-dessus des seuils atteints lors des confinements précédents. Plus important encore, ce sont en tout 4 000 décès qui auraient ainsi pu être évités en France. Enfin, d’un point de vue purement économique, le dispositif, en permettant aux personnes vaccinées d’avoir, avec moins de risque, davantage d’interactions sociales et économiques, aurait réduit les pertes de PID d’environ 6 milliards d’euros.
Lire la suite dans www.infirmiers.com...

Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


Partager cet article

Vous recrutez ?

Publiez vos annonces, et consultez la cvthèque du site EMPLOI Soignant : des milliers de profils de soignants partout en France.

En savoir plus