Chikungunya et dengue en métropole : le point sur...

lundi 10 juin 2013, par APM-International

Le nombre de départements infestés par le moustique Aedes albopictus a doublé en 2012, selon les mises à jour du guide de mise en oeuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole, publiées le 5 juin 2013.

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Ces mises à jour ont fait l’objet d’une instruction de la direction générale de la santé aux agences régionales de santé (ARS) et aux préfets de département.

Le moustique Aedes albopictus ou moustique-tigre implanté en métropole depuis 2004 peut dans certaines conditions transmettre la dengue et le chikungunya. Des cas autochtones de ces deux maladies survenus depuis ont concrétisé cette menace, rappelle la DGS dans son courrier.

« Une épidémie de dengue survenue en 2012 à Madère, sept ans après l’introduction du moustique vecteur Aedes aegypti, illustre bien le risque épidémique en présence d’un moustique vecteur », pointe la circulaire.

Le plan anti-dissémination renforce d’une part, la surveillance des cas humains fondée sur la déclaration obligatoire, et d’autre part, une veille entomologique. Le plan définit six niveaux de risques qui dépendent des données épidémiologiques et entomologiques. Les zones géographiques les plus à risque sont situées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Corse. L’extension de l’aire d’implantation du moustique a été « particulièrement importante en 2012 », juge la DGS. En effet, depuis 2012, le moustique s’est implanté dans huit nouveaux départements : Lot-et-Garonne, Pyrénées orientales, Aude, Haute-Garonne, Drôme, Ardèche, Isère et Rhône.

« Chikungunya et dengue en métropole : le nombre de départements infestés par le moustique-tigre a doublé en 2012 »

Le nuisible circule désormais dans 17 départements. De plus, A. albopictus a été détecté en 2012 en Gironde, Pyrénées-Atlantiques, Aveyron, Saône-et-Loire, Ain, Savoie, et Haute-Savoie.

Le nouveau guide actualise les procédures de déclaration des cas suspects de chikungunya et de dengue. Dans les départements présentant « un potentiel d’installation », c’est-à-dire, ceux où le moustique a été détecté en 2012 et le Jura, l’agence régionale de santé assure une sensibilisation renforcée des déclarants au signalement et à la notification.

Dans les départements où la présence du moustique-tigre est avérée, du 1er mai au 30 novembre, les cas suspects importés doivent être immédiatement signalés puis le diagnostic confirmé par le centre national de référence des arbovirus (confirmation dite « accélérée »). Des investigations entomologiques et épidémiologiques doivent également être envisagées.

Instruction N°DGS/RI1/2013/182 du 30 avril 2013 mettant à jour le guide relatif aux modalités de mise en oeuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole

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