Cancer et crise sanitaire : les RCF reviennent sur les réponses possibles

vendredi 26 novembre 2021, par Audrey Parvais

Renforcement du maintien à domicile et de la coopération interprofessionnelle, continuité des soins…, comment le champ de la prise en charge des cancers s’est-il adapté aux contraintes et obstacles imposés par la crise sanitaire et quels enseignements en a-t-il tirés ? Le point lors des Rencontres de la cancérologie française.

S’étant déroulées les 23 et 24 novembre 2021, les Rencontres de la cancérologie française (RCFr2021), dont Infirmiers.com est partenaire, ont inscrit la lutte contre le cancer en période de Covid-19 au cœur de leur programmation et consacré leur seconde séance plénière à l’offre de soin disponible au cours de la période pour les patients atteints de cancer. L’occasion de revenir sur les impacts alarmants provoqués par la crise sanitaire, mais aussi de faire le point sur les transformations organisationnelles, collaboratives, d’exercice… positives qu’elle a également pu induire.

Retards de prise en charge et perte de chances

La crise sanitaire et son cortège de restrictions (confinement, limitation des déplacements…) ont entraîné des retards de dépistage et de prise en charge ainsi que des ruptures dans la continuité des soins. En cause d’abord, l’accès rendu difficile aux professionnels et établissements de santé, qui a grandement découragé les patients, notamment lors du premier confinement - Au tout début de la pandémie, l’enjeu était la continuité des soins car l’accès à l’hôpital et aux médecins était difficile, souligne ainsi Gilles Bonnefond, précédent président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). À l’arrivée, note Jean-Yves Blay, le président d’Unicancer, une diminution de 6,8 % des patients nouvellement diagnostiqués a été constatée sur les 7 premiers mois de 2020 par rapport à 2019, ce qui représenterait 3 862 patients et concernerait surtout des cancers du sein, de la prostate et métastatiques. Ces hypothèses sont d’ailleurs optimistes, déplore-t-il. Dans certains secteurs, les chiffres sont beaucoup plus sévères. Parallèlement aux dépistages, la prise en charge s’est heurtée aux déprogrammations d’opérations décidées par les établissements afin de libérer du personnel pour absorber les flux des malades du Covid-19. Autant de retards – donc de perte de chances – qu’il faut désormais résorber, alors que de nouveaux diagnostiqués intègrent toujours les parcours de soin. Nous sommes face à un problème complexe ; nous ne pouvons pas multiplier les endoscopies et les arrivées au bloc, s’inquiète Jean-Philippe Metges, oncologue digestif et co-Président des RCFr21.
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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