Réformer le spécialité IPDE pour mieux prendre en charge les mille premiers jours

vendredi 25 juin 2021, par Audrey Parvais

Lors de ses Journées Nationales d’Etudes, qui se sont tenues du 16 au 18 juin 2021, l’ANPDE s’est penchée sur le rôle de l’infirmier puériculteur dans la prise en charge des 1 000 premiers jours de l’enfant. Exercice libéral, consultation puéricultrice, mais aussi réingénierie de la formation…, quelles sont les pistes envisagées pour renforcer son action ?

Entraîner la société et les pouvoirs publics à accorder davantage de temps et d’énergie à la période dite des « 1 000 premiers jours1 » de l’enfant, c’est l’un des objectifs de la démarche initiée depuis le mois de septembre 2019 par le cabinet d’Adrien Taquet, secrétaire d’Etat en charge de l’enfance et des familles auprès d’Olivier Véran, et dans laquelle s’inscrit le rapport de la Commission des 1 000 jours. État des lieux, préconisation, et rôle des infirmiers puériculteurs dans la prise en charge de cette période : l’ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices(teurs) Diplômé(e)s et des Étudiants) s’est penchée sur le contenu du document et ce qu’il implique pour la profession lors de ses Journées Nationales d’Etude.

Une période encore trop délaissée

Pour Philippe Romac, conseiller au cabinet d’Adrien Taquet, le rapport démontre surtout que cette période est encore un peu délaissée ou insuffisamment investie. Les parents se disent peu accompagnés et conseillés. Un constat que le secrétaire d’Etat avait déjà dressé lors d’une première restitution des conclusions du document. Et plus l’âge de l’enfant augmente, plus le nombre de consultations médicales pâtit de ce manque de visibilité. Le taux de réalisation des visites médicales est satisfaisant quand celles-ci ont lieu peu de temps après l’accouchement. Mais plus on s’en éloigne, moins il le devient, souligne ainsi Philippe Romac, qui déplore que seuls 18 à 20% des visites médicales scolaires à destination des enfants de 6 ans soient réalisés. En cause : un paysage de soins existant incomplet qu’il apparaît nécessaire de faire évoluer. En termes d’organisation, nous devons compléter le paysage, offrir davantage de possibilités aux parents et aux enfants, admet-il. Nous sommes conscients que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. À cet égard, le rapport des 1 000 jours constitue une base de travail, qui doit permettre aux différents experts et aux pouvoirs publics d’identifier les mesures prioritaires à mettre en place à l’horizon du printemps 2022.
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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