Quand la pandémie invite le travail à la maison, les infirmiers innovent au bénéfice des salariés

vendredi 30 avril 2021, par Anne Perette-Ficaja

Ce 28 avril et comme chaque année sont célébrées la sécurité et la santé au travail. L’édition 2021 se fait le reflet de l’actualité sanitaire mondiale puisqu’elle est placée sous le thème suivant : « anticiper, se préparer et répondre aux crises, et investir maintenant dans des systèmes de sécurité et santé au travail résilients ». Au plus près des salariés impactés par l’épidémie de Covid-19, les infirmiers de santé au travail ont dû agir en s’adaptant pour assurer le suivi des collaborateurs dans des conditions inédites et parfois inconfortables.

Réagir au pied levé pour faire face à une situation sans précédent : comme d’autres professions, les professionnels des services de santé au travail ont été directement impactés par la crise sanitaire et ont dû répondre autrement aux besoins, courants mais aussi émergents, des salariés. Sur le terrain, pratiques soignantes et politiques d’entreprise ont évolué et ont amorcé un changement plus profond. Une petite révolution ?

S’adapter du jour au lendemain

Très vite, nous nous sommes mis en ordre de marche, se souvient Elisabeth Lafosse, infirmière au sein du groupe Schneider Electric, dont le siège est établi en région parisienne et compte environ 1 800 collaborateurs. Au-delà de l’application des directives délivrées par les autorités sanitaires et par le gouvernement, les entreprises ont dû se mobiliser et mettre en place quasi-instantanément des actions internes d’information et de prévention fondées sur la connaissance de leurs salariés pour éviter la rupture d’activité autant que celle qui aurait pu mettre à mal la relation des collaborateurs avec leur employeur. Pour certains employés, nous avons été le seul lien avec l’entreprise ; nous en étions conscients et avons pris soin de rester en contact constant avec eux, relate Nadine Rauch, infirmière au sein d’une entreprise du secteur tertiaire jusqu’en décembre 2020 et par ailleurs Présidente du Groupement des Infirmiers de Santé au Travail (GIT).

Un constat partagé par E. Lafosse, qui se remémore les appels téléphoniques passés aux salariés que sa consœur et elle-même avaient identifiés comme fragiles. Au départ en lien avec les médecins du service puis en toute autonomie, nous avons structuré notre action. Outre la réalisation du contact tracing, nous avons fait notre possible pour garder le lien et recenser les collaborateurs avec comorbidités ou susceptibles de souffrir sur le plan psychologique en raison de leur isolement par exemple. Nous les avons appelés et avons renforcé le lien de confiance. Le cas échéant, nous les avons orientés vers un psychologue ou une assistante sociale ; la pluridisciplinarité a joué un rôle essentiel dans notre action, a fortiori chez les personnels en demande.
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Anne Perette-Ficaja
Directrice des rédactions paramédicales adjointe
anne.perette-ficaja@gpsante.fr
@aperette


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