Nouveau coronavirus : comment gagner la bataille ?

mardi 28 janvier 2020, par Pierre Parneix

La décennie qui démarre nous offre une opportunité inédite de suivre en temps quasi réel l’émergence d’un nouveau virus à potentiel épidémique, appelé nCoV 2019. Cela peut paraitre à la fois passionnant, inquiétant ou déroutant selon son niveau d’information et son profil de personnalité, le tout combiné à l’évolution des faits et de leur traitement médiatique. L’émergence du nouveau Coronavirus pose à chacun, professionnels et grand public, un challenge que l’on peut relever. Notre organisation et nos moyens sont parfaitement adaptés et évolutifs mais les comportements et les réflexes de prévention se doivent encore de progresser. On ne maîtrise pas le risque infectieux, d’aujourd’hui et de demain, sans engagement citoyens et sans solidarité.

Le 31 décembre 2019, l’OMS a été informée par les autorités chinoises d’un épisode de cas groupés de pneumonies dont tous les cas avaient un lien avec un marché d’animaux vivants dans la ville de Wuhan, en Chine, le Huanan South China Seafood Market. Le 9 janvier 2020, un nouveau coronavirus (2019-nCoV) a été identifié comme étant la cause de cet épisode. Le marché a été fermé et désinfecté le 1er janvier, mais la source d’infection n’a pas été formellement identifiée à ce jour.

Cet épisode viral de quasi téléréalité nous vient de l’expérience des précédentes crises dont celle d’une autre Coronavirus d’origine animale, à l’origine de l’épidémie de SRAS en 2002. Cette fois, les autorités Chinoise ont joué la carte de la transparence et de la communication très précoce si bien que chacun a pu cheminer autour des interrogations sur la nature de l’agent infectieux, sa source, le mode de contamination et de transmission et la gravité de la maladie associée. On a découvert qu’il s’agissait d’un nouveau Coronavirus transmis à partir d’un réservoir animal, encore non identifié avec certitude. On a constaté avec la survenue de cas chez des professionnels de santé et dans des environnements familiaux que le virus avait évolué avec une capacité de transmission interhumaine. Jugé faible au départ, elle a été revue à la hausse avec un R0, à savoir le nombre moyen de cas secondaires survenant à partir d’un cas index, estimé à 4 dans les analyses les plus récentes. Ce chiffre place cette pathologie au même niveau de contagiosité que le SRAS ou, plus ancien, que la fameuse grippe espagnole de 1918. On sait que l’incubation de la maladie va de 2 à 14 jours et que le virus se transmet par voie respiratoire, directement ou indirectement, selon les mêmes modalités que le virus de la grippe.
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Pierre Parneix
Médecin de Santé publique et d’hygiène hospitalière
CHU de Bordeaux
pierre.parneix@chu-bordeaux.fr
@peyo3319


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