« Les infirmiers continuent de faire leur travail », malgré le danger

vendredi 15 avril 2022, par Susie Bourquin

Arsène Sabanieev est anesthésiste-réanimateur à Lille. Né en Ukraine, ce médecin de 32 ans a décidé de retourner à Kiev, capitale de son pays d’origine, pour prêter main-forte aux équipes hospitalières plongées dans la guerre. Joint par la rédaction, il nous raconte les missions qu’il s’est données sur place et revient sur l’état d’esprit des soignants.

Arsène Sabanieev voulait rejoindre l’Ukraine pour aider les gens sur place. Dans le contexte de guerre contre la Russie, ce médecin, d’ordinaire anesthésiste-réanimateur au groupement hospitalier de l’Institut Catholique de Lille, s’est donné plusieurs missions : apporter du matériel médical aux équipes soignantes civiles et militaires en Ukraine ; il collecte aussi leur besoins en matière d’équipements pour pouvoir les leur amener de France. Mais il veut par ailleurs témoigner, pour que les Français sachent ce qui se passe en Ukraine, et qu’ils n’oublient pas, explique-t-il, les traits tirés par la fatigue accumulée, alors que nous l’avons joint par Skype.

Les infirmiers qui sont à l’hôpital continuent de faire leur travail malgré la difficulté. Ils travaillent dans un environnement de stress, parce qu’à-côté ça tire, parce qu’à-côté il y a des bombes, parce que l’hôpital peut être visé, détruit, exploser, qu’ils peuvent se retrouver sous les décombres, raconte Arsene Sabanieev qui décrit aussi le stress de se retrouver face à des malades que les soignants n’ont jamais eu à traiter auparavant, avec des blessures très complexes : des foies explosés, des rates explosées...
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Susie Bourquin
Journaliste Infirmiers.com
susie.bourquin@infirmiers.com
@SusieBourquin


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