La représentation infirmière appelle à une nouvelle mobilisation le 24 janvier

mercredi 18 janvier 2017, par Bruno Benque

La profession infirmière s’apprête à connaître une nouvelle journée de mobilisation, le 24 janvier 2017, pour formuler, une nouvelle fois, son mécontentement sur le manque de moyens alloués à leur pratique, responsable des cadences infernales auxquelles ils sont soumis. Mais les revendications ciblent également la reconnaissance des compétences infirmières, le décret d’actes ou la revalorisation salariale.

Comme nous vous l’annoncions dans nos colonnes, les personnels soignants ne désarment pas et appellent à une opération de mobilisation d’envergure le 24 janvier 2017.

Un nouvel appel à une mobilisation d’envergure des infirmiers

Dans la continuité de la mobilisation infirmière du 8 novembre 2016, les organisations associatives et syndicales AEEIBO, ANFIIDE, ANPDE, CEEIADE, Convergence infirmière, CNI, SNIA, SNICS-FSU, SNIES-UNSA, SNPI CFE-CGC, SNIPUERLIB, UNAIBODE, UNEF, UNIDEL appellent les étudiants en soins infirmiers, les infirmiers, les infirmiers spécialisés (IADE, IBODE, puéricultrices) et les cadres de santé à se mobiliser en nombre le 24 janvier 2017.

Le manque de moyens et les cadences infernales toujours dénoncés

Les motifs de mécontentement des infirmiers, tant hospitaliers que libéraux, sont nombreux. Une nouvelle fois, le manque de moyens humains et matériels est invoqué dans un communiqué du Syndicat National des Personnels Infirmiers (SNPI). Ces insuffisances « nuisent à la qualité des soins et à la prise en charge des patients tandis qu’en libéral, la concurrence des structures de soins parfois déloyale et non coordonnée avec les libéraux, une nomenclature obsolète et un refus de prendre en compte toutes les compétences infirmières et la notion de temps imposée dans les soins, menacent la profession », regrette le syndicat dans son communiqué.

Obtenir une juste reconnaissance des compétences

Les personnels soignants demandent également la prise en compte des évolutions de leurs champs de compétences, notamment par la reconnaissance d’un diplôme de licence en sciences infirmières, ainsi qu’un un diplôme de master pour les spécialités infirmières, de même que pour la psychiatrie, la santé au travail ou l’exercice dans l’éducation nationale. D’autre part, l’exigence de moyens pour garantir la qualité et la sécurité des soins est une des revendications phare de ce mouvement, dans un contexte soutenu de restrictions budgétaires. « Les soignants sont contraints à exercer en inadéquation avec leurs valeurs, ils expriment leurs souffrances », poursuit le SNPI.

Un décret d’exercice et une rémunération à faire évoluer

Sur le plan des pratiques, les revendications ciblent le décret d’exercice, qui date de 2004 et n’est donc plus, selon le syndicat, représentatif de l’évolution des missions pour lesquelles les infirmiers œuvrent au quotidien. Dès lors, il résulte de toutes ces contraintes professionnelles une attente forte de revalorisation financière de l’exercice infirmier, ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité de ce métier, accompagnée d’une bonification des points de retraite.

Afin d’interpeller la Ministre Marisol Touraine, un rendez-vous est donné à tous les personnels infirmiers et cadres de santé pour se rassembler à Paris, dès 13h sur le parvis de la gare Montparnasse, et converger vers le ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com


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