La FHF veut soigner les ressources humaines des GHT

jeudi 21 janvier 2016, par APM-International

Les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) ont été au centre des discussions lors de la cérémonie des voeux de la FHF. La constitution d’un groupe de travail a été annoncée afin que les professionnels puissent être acteurs de la gestion des ressources humaines dans ce cadre, où le projet médical partagé jouera un rôle moteur.

Un groupe de travail sur la gestion des ressources humaines va être lancé pour compléter la « boîte à outils » des futurs groupements hospitaliers de territoire (GHT), a annoncé la Fédération hospitalière de France (FHF), lors de la cérémonie des voeux qui s’est tenue mardi.

Les acteurs doivent prendre le GHT à bras le corps

La FHF a décidé de créer un groupe de travail sur la gestion des ressources humaines dans le cadre des GHT « tout simplement » parce que « dans le cadre du projet médical partagé, il y a des hommes et des femmes qui feront que [le GHT] marchera ou pas », a expliqué le délégué général de la FHF, Gérard Vincent. « Il faut donc que ce soit eux qui prennent le GHT à bras le corps ». Présents à la cérémonie des voeux, Jacqueline Hubert, directrice générale du CHU de Grenoble, et Frédéric Martineau, président de la conférence des présidents de commission médicale d’établissement (CME) de centres hospitaliers (CH), ont parlé de leur mission sur les GHT qui va s’achever « fin janvier-début février », a indiqué le Dr Martineau.

Répondre à l’esprit de groupe, de partage et de coopération

Il a rappelé que les GHT sont « extrêmement importants » car ils ont pour « objectif de permettre aux territoires, quelque soit leur type et dans des conditions aujourd’hui médico-économiques et géographiques très compliquées, un égal accès aux soins dans des conditions sécurisées, pérennes et de qualité ». Les GHT ont pour « ambition de mettre en place cet esprit de groupe, de partage et de coopération entre établissements », a-t-il par ailleurs souligné. Le Dr Martineau a précisé que « pour y arriver » l’offre de soins devait être pensée « non plus par établissement » mais « par territoire avec un maillage territorial et une gradation de l’offre ».

Un projet médical partagé pour remodeler les missions des établissements

Il a également expliqué que certains établissements auraient « une modification de leur feuille de route ». Il n’est « pas question de les fermer » mais « peut-être que leurs fonctions pourraient être modifiées », a-t-il dit. Il a cité en exemple le regroupement des plateaux techniques, la mutualisation des équipes médicales, et l’utilisation des « outils innovants, comme la télémédecine », laquelle pourrait créer de « nouveaux métiers » dans le cadre de délégations de tâches. « Il y a une réelle volonté des acteurs de terrain et des professionnels de santé d’aller dans cet esprit de coopération et de mutualisation », a rapporté le Dr Martineau. Le projet médical partagé doit permettre aux professionnels de s’accorder sur les filières de soins. "Qui fait la consultation avancée ? Qui fait de la chirurgie ambulatoire et de l’hospitalisation dite conventionnelle ?, a-t-il interrogé.

Solidarité financière entre établissements et trésorerie commune

Jacqueline Hubert, co-auteure, avec Frédéric Martineau, d’un rapport intermédiaire sur les GHT , a expliqué que des « préconisations pour mettre fin à la concurrence entre établissements publics » avaient été faites afin de « créer au sein de chaque territoire un groupe public solidaire (...) de l’hôpital local au CHU s’il y a, et de l’hôpital général à l’hôpital psychiatrique ». Souhaitant vouloir « aller plus loin », les deux auteurs ont proposé une « organisation autour d’un établissement support avec une solidarité financière et une trésorerie commune », a-t-elle rappelé.

Prendre en coppte le bassin de population et non pas le territoire administratif

Interrogé sur la taille et donc le nombre de GHT, le Dr Martineau a répondu que leur taille ne devait pas être trop importante « pour éviter que l’on fasse des mégastructures » ce qui, selon lui, n’aurait « pas de sens » par rapport à un projet médical partagé. "Ce qui compte c’est le bassin de population [qui] n’est pas forcément le territoire administratif. Si on tient compte du projet médical partagé et du bassin de population, on ne peut pas imaginer une centaine et même 150 GHT [qui correspond au bas de la fourchette donnée par la mission Hubert/Martineau dans son rapport intermédiaire]), a-t-il estimé. Dans son rapport intermédiaire, la mission a évoqué un nombre de GHT compris entre 150 et 250, rappelle-t-on.

Après avoir remercié la FHF de les avoir « épaulés » dans leur objectif, les deux auteurs ont formulé « le voeu » que « l’esprit qui [les] a animé[s] » pendant leurs travaux « perdure ». « On y croit ! », s’est exclamé le Dr Martineau. Le président de la FHF, Frédéric Valletoux a qualifié les GHT de « révolution silencieuse ». « C’est un immense pas » de voir que ces groupements seront obligatoires, a-t-il commenté.

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