Publicité
Publicité

L’UIPARM promeut les parcours de soins et les pratiques avancées

vendredi 9 décembre 2016, par Hélène Godefroy

La 20ème Journée Nationale d’Études et de réflexion de l’UIPARM a été l’occasion d’évoquer, entre autres sujets relatifs à la communauté soignante, les expériences menées pour améliorer les parcours de soins des patients. Ont également été traités les pratiques avancées et l’arrêt des discussions sur la réingénierie de formation des cadres de santé.

Le vendredi 2 décembre 2016 était organisé la 20ème journée Nationale d’Études et de réflexion de l’Union Interprofessionnelle des Associations de Rééducateurs et Médico-Techniques (UIPARM).

L’UIPARM, pour une représentativité des personnels paramédicaux autres qu’infirmiers

Cette association a été créée en 1991 par Yves Cottret dans le but d’obtenir une représentativité des paramédicaux, autres qu’infirmiers, dans les structures de soins composées généralement à 50% d’infirmiers, à 25% de médecins et 25% de rééducateurs et médico-techniques. Valérie Corre et Hélène Hernandez, respectivement Présidente et Vice-Présidente de l’UIPARM, ont rendu un vibrant hommage à Yves Cottret, sur son investissement et sa clairvoyance dans la reconnaissance des professions paramédicales et dans la nécessité de travailler ensemble en se connaissant mieux, puisqu’ils partagent tous les mêmes problématiques. Chaque année, ces journées d’études et de réflexion permettent de mettre en lumière les travaux des associations professionnelles (préparateur en pharmacie, manipulateur électroradiologie, Diététicien, Kinésithérapeute, Technicien de laboratoire, ergothérapeute) et de partager autour de tables rondes des sujets communs.

Retour sur des expériences liées aux parcours de soins

Cette année, Valérie Corre a souhaité mettre l’accent sur les axes priorisés dans la modernisation du système de santé, comme le virage ambulatoire, et ses déclinaisons dans le développement des parcours patient. La matinée était consacrée à des retours d’expérience sur l’organisation d’une filière des patients cérébro-lésés sur l’Île-de-France. La prise en charge y est organisée pour accompagner le patient du diagnostic jusqu’à sa réadaptation à la vie quotidienne à son domicile. Des réseaux et des filières ont été mis en place et financé par l’ARS IDF, mettant en lien des professionnels issus de filières différentes comme infirmiers, assistantes sociales, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, médecins, neuro-psychologues, etc. Le développement de ce travail en réseau inter-professionnel est-il à l’origine du développement de nouvelles compétences ? Selon les témoignages, les professionnels ont su mettre à profit leur expérience métier dans des environnements différents, notamment lorsque les interventions et les évaluations se font sur le lieu de vie et en présence de l’entourage proche du patient.

Des pratiques avancées pour toutes les filières, notamment pour les manipulateurs

Le deuxième axe développé lors de cette journée interrogeait les différents professionnels présents sur l’acquisition de nouvelles compétences pour les paramédicaux, dans le développement de pratiques avancées. Quelques exemples ont été présentés, parmi lesquels la pratique de l’échographie par les manipulateurs d’électroradiologie médicale (MERM). Joël Comte, Vice-Président de l’AFPPE, est revenu sur le long parcours qui a permis de reconnaître une pratique clandestine, aujourd’hui inscrite dans le décret d’actes de la profession (sous certaines conditions), et qui, demain, pourrait devenir une pratique avancée si, dans un champ d’application bien précis, le manipulateur pouvait interpréter les images acquises en échographie. Pour arriver à cette pratique avancée, plusieurs étapes seront nécessaires. Il faudra tout d’abord mettre en place de nouveaux protocoles de coopération afin de s’assurer que cette délégation réponde à un besoin et surtout pour garantir l’évaluation de cette pratique. L’étape ultime, selon Joël Comte, sera l’évolution des textes législatifs régissant la profession.

Statut quo pour la réingénierie de la formation des cadres de santé

Enfin, Valérie Corre a proposé un retour sur l’évolution de la réingénierie de la formation de cadre de santé. L’évolution de cette profession récente explique la complexité des missions actuelles du cadre de santé. Le groupe de travail constitué à la DGOS sur ce thème est aujourd’hui à l’arrêt. Les dernières propositions retiennent une formation en Y sur 2 ans, avec un socle commun, puis deux filières proposées pour deux diplômes différents. Une filière serait consacrée au management en santé et l’autre filière à l’enseignement des soins. L’orientation retenue serait de se diriger vers un diplôme universitaire de niveau master 2, ce qui pose de réelles difficultés de mise en place, notamment sur l‘avenir des Instituts de Formation des Cadres de Santé mais aussi sur la revalorisation des cadres pour un niveau d’études supérieur au précédent diplôme.

Hélène Godefroy
Cadre de santé
Centre d’Imagerie Le Havre-centre
hgodefroy@irmlehavrecentre.com


Partager cet article

Publicité

TOUT L’ÉQUIPEMENT DES CADRES DE SANTÉ

IDE Collection a regroupé tout le matériel nécessaire au management de vos équipes : livres, revues, fournitures, stylos, tenues, idées cadeaux...

Découvrir nos produits

Vous recrutez ?

Publiez vos annonces, et consultez la cvthèque du site EMPLOI Soignant : des milliers de profils de soignants partout en France.

En savoir plus

Publicité