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L’AFIB agit pour la valorisation du métier d’ingénieur biomédical

lundi 18 septembre 2017, par Bruno Benque

À quelques semaines des 22èmes Journées d’ingénierie biomédicale, nous avons rencontré Geneviève Gaschard, Présidente de l’Association française des Ingénieurs Biomédicaux (AFIB), qui évoque avec passion son métier. Elle décrit pour nous les activités de l’association, et nous présente les moments phares de ce prochain congrès.

Cadredesante.com : Quelle est la carte d’identité de l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux (AFIB) ?
Geneviève Gaschard : Cette association a plus de 35 ans. Elle comporte 380 adhérents, évoluant dans le secteur public pour 80% d’entre eux, auxquels il faut ajouter des ingénieurs biomédicaux (IBM) du secteur privé et des salariés de sociétés de maintenance externalisée. L’Association vise à faire réfléchir les IBM sur leur environnement, à initier des actions relatives à leur métier, à réaliser des actions de formation et à entretenir une veille technologique en ingénierie biomédicale. Nous sommes passés, en quelques années, d’une médecine clinique à une médecine de données et d’images, dans un environnement moins intrusif et plus précis, favorisé par l’avènement d’appareillages très sophistiqués, de robots ou de matériels de navigation, qui aboutit petit à petit à une médecine prédictive.

« L’arsenal biomédical a augmenté de 30% en 10 ans »

CDS.com : Comment cela se matérialise-t-il concrètement dans les établissements de soins ?
G.G. : Les hôpitaux comportent aujourd’hui un arsenal qui s’est progressivement développé dans le but d’améliorer la qualité de soins du patient. Si bien que, durant les 10 dernières années, cet arsenal a progressé en moyenne de 30%. Lorsque je suis rentré au CHU de Poitiers en 1992, j’étais le seul IBM de l’établissement. Nous sommes 5 aujourd’hui. Au sein d’un bloc opératoire, il y a vingt ans, le bistouri électrique était le seul appareillage, avec l’arceau de radiologie de temps en temps, présent en salle. Aujourd’hui on y trouve un arsenal hyper-complexe constitué de robots, d’appareils de cryothérapie, d’arceaux de radiologie numériques, qui doivent, de surcroît, communiquer entre eux.

CDS.com : La veille technologique a, j’imagine, une importance significative au sein de l’AFIB ?
G.G. : Tout à fait ! Nous l’avons organisée par spécialité médicale. Du coup, le volet scientifique de notre mission prend de l’importance et nous sommes en contact permanent avec les sociétés savantes et avec les industriels pour améliorer nos connaissances. Mais nous ne négligeons pas les aspects réglementaires et les évolutions des politiques de santé. Nous participons d’ailleurs aux réflexions, en lien avec l’ANSM, l’ANAP et autres organismes ministériels sur ces thématiques. Nous effectuons également un gros travail pour faire reconnaître notre métier et le valoriser. Nos missions sont étendues, depuis la réalisation du plan d’équipement, la gestion de projets, en passant par l’achat et l’installation des matériels, la formation des professionnels de santé aux usages de ces machines ou la gestion de parc. Il est essentiel que nous soyons reconnus à notre juste valeur.

« Un métier très enrichissant intellectuellement »

CDS.com : Les 22èmes Journées d’ingénierie biomédicale se tiendront du 27 au 29 septembre 2017 au Palais des congrès de Dijon. Combien attendez-vous de participants pour cette session ?
G.G. : Nous attendons quelques 250 congressistes et une centaine d’industriels. Les thèmes principaux qui y seront développés seront très technologiques et scientifiques. L’évolution des appareils biomédicaux tend vers la transversalité, avec une composante numérique très forte et une demande croissante de connexion de ces modalités entre elles et vers le dossier patient. Nous évoquerons également les évolutions techniques, en imagerie notamment, la combinaison des équipements avec le corollaire de l’interopérabilité. Et bien d’autres sujets passionnants…

CDS.com : Pouvez-vous nous donner les tendances, en termes de charge de travail et de RH, du marché du travail des IBM dans un environnement GHT ?
G.G. : Nous considérons les GHT comme une opportunité pour les IBM. Ces nouvelles organisations ont provoqué la réalisation d’états des lieux sur le champ des arsenaux d’appareillages. C’es l’IBM qui les répertorie et réalise une cartographie, puis qui évalue la pertinence, dans chaque établissement, de l’utilisation de telle modalité ou de telle autre. Dans un second temps, nous faisons des propositions de réorganisation, en lien avec le projet médical de GHT. Les ressources humaines, quant à elles, sont peu impactées pat les GHT. Notre mission se réorganise mais il n’y a pas de coupe dans les effectifs.

CDS.com : Pour finir, quel est votre ressenti à propos de votre métier ?
G.G. : Nous exerçons un très beau métier, à l’interface de différentes stratégies, au sein des établissements de santé, mais également au niveau institutionnel. Notre mission est vraiment très enrichissante intellectuellement. Et je crois qu’elle est promise à un bel avenir…

Propos recueillis par Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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