L’AFDN montre le dynamisme des diététiciens à l’occasion de ses 55èmes Journées d’étude

vendredi 16 juin 2017, par Bruno Benque

L’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) a une nouvelle fois montré son dynamisme à l’occasion de ses 55èmes Journées d’études qui se sont déroulées du 1er au 3 juin 2017. Alors que, pour cette profession aussi, les processus de formation tardent à se réformer, cet événement a permis à l’association de proposer aux participant présent d’avoir accès à un programme scientifique de qualité.

Les 55e Journées d’Études de l’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) se sont tenues au Palais des congrès de Bordeaux-Lac, du 1er au 3 juin 2017.

Une association très active sur le champ de la reconnaissance de ses pratiques

Cet événement s’adresse aux professionnels de santé et réunissent chaque année plus de 700 acteurs autour des enjeux de la diététique-nutrition. Association référente de la profession, l’AFDN rassemble plus de 2800 diététiciens, hospitaliers (50%), libéraux (30%) et autres salariés (20%) des collectivités publiques territoriales (communes, communautés de communes, départements, régions) ou du secteur privé (services à domicile, restauration collective). Ses missions visent à fédérer et représenter la profession, affirmer les diététiciens comme acteurs de santé et les accompagner dans l’exercice de leurs pratiques. L’association s’attache également à coordonner des groupes de travail sectoriels (hospitalier, libéral, restauration collective...) et transversaux (études, comités scientifiques, commissions internationales...).

Des processus de formation qui tardent à se réformer

Membre actif de réseaux professionnels internationaux, elle participe aux comités de suivi du PNNS (Plan National Nutrition Santé) et du PNA (Plan National Alimentation). Depuis dix ans (loi 2007-127 du 30 janvier 2007), en lien avec le ministère en charge de la Santé, l’AFDN, mène les travaux d’harmonisation des cursus de formations paramédicales et participe à toutes les réunions sur la réforme de la formation initiale de la profession. Comme pour de nombreux autres secteurs paramédicaux, ce processus reste bloqué, ce qui a conduit l’AFDN, en amont des élections présidentielles 2017, a lancé une campagne digitale intitulée #onpassealacte et qui a touché près de 44 000 personnes sur Facebook.

L’intestin, un organe intelligent

Les thèmes phares des 55èmes Journées de l’AFDN ont touché plusieurs domaines relatifs à l’activité des diététiciens. La cybernétique et la e-santé, tout d’abord, ont fait l’objet d’une session dédié, intitulée : « Santé connectée : quelle révolution pour l’alimentation ? » Les applications et objets de santé connectés font aujourd’hui partie de notre environnement quotidien. Comme tous les professionnels de santé, les diététiciens se positionnent face à cette mutation des usages et l’ont fait savoir à cette occasion. Une session relative aux caractéristiques et aux onction particulières de l’intestin dans le processus de digestion - « L’intestin : un organe intelligent ? » - a été très appréciée. Chacun sait aujourd’hui que l’intestin ne se contente pas de digérer les aliments : il est un organe véritablement « intelligent ». Les recherches sur le microbiote - anciennement « flore intestinale » - montrent que celui-ci est « corrélé avec les maladies chroniques, en particulier l’obésité et les pathologies intestinales. »

Une approche socio-anthropologique pour accompagner les restrictions

L’alimentation a évidemment été largement traités au cours de ces trois jours. À partir de la thématique « Alimentation : la consommation en question », les diététiciens se sont posé la question de savoir comment ils peuvent aborder les comportements alimentaires dits « extrêmes » ou « alternatifs ». Lorsque des aliments deviennent interdits à cause de ces comportements, « une approche socio-anthropologique, prenant en compte le contexte socio-historique d’apparition de ces évictions » a été proposée. Cette approche compréhensive permet d’aborder autrement que par la voie du conflit ces comportements alimentaires qualifiés à tort d’« extrêmes ». Quant aux perturbateurs de l’alimentation, ils peuvent, d’après ce qu’en ont dit les orateurs, être identifiés de façon simple, en restant attentif à la composition des produits et en examinant les étiquetages, et peu coûteuse, car « les produits les moins chers ne sont pas toujours les plus malsains ».

Les prochaines Journées d’étude de l’AFDN se tiendront en juin 2018 à Antibes.

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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