L’accompagnement du deuil, partie intégrante des soins palliatifs

jeudi 29 novembre 2018, par Valérie HEDEF

La perte d’un être cher bouscule ceux qui restent, les amenant ainsi à remanier leurs émotions, leurs représentations, leurs liens au défunt, ce que certains conceptualisent sous le terme de « travail de deuil ». Comment les soignants peuvent-ils participer à cet accompagnement et notamment à la prévention des deuils pathologiques ? Comment peuvent-ils aussi se protéger a minima tout en proposant une relation de soin pleine d’humanité ? Éléments de réponse à l’occasion de la 17e journée régionale des acteurs en soins infirmiers Occitanie Ouest organisée sur ce thème de « L’accompagnement du deuil : partie intégrante des soins palliatifs » le 12 octobre dernier au CHU Purpan-Toulouse.


Le deuil est une expérience universellement partagée. Il n’en reste pas moins un phénomène éminemment intime – il est aussi la réactivation de l’angoisse de sa propre mort1 –, qui, entre autres, nous affecte avec une résonnance particulière après la mort d’un être cher. Selon Lacan, il s’agit d’une sorte de trou dans le réel2 que rien ne peut combler.

h2>Troubles du deuil

Plusieurs troubles en lien avec ce deuil peuvent alors apparaître tels que tristesse de l’humeur, sentiment d’absurdité, images et idées intrusives, ruminations, hallucinations, temps figé, handicap, détérioration du fonctionnement... a indiqué Léonor Fasse, maître de conférences à l’université Paris-Descartes et psychologue clinicienne à l’hôpital Gustave-Roussy à Villejuif lors de cette journée régionale de la Sfap Occitanie Ouest. Pour autant, il n’est pas toujours facile de distinguer ce qui relève du deuil normal ou du deuil pathologique, notamment dans la mesure où la personne endeuillée va osciller entre de multiples émotions, pensées, expériences, une oscillation, labilité qui, en soi, ne sont pas pathologiques, a-t-elle ajouté. Quelles sont donc les représentations d’un deuil pathologique ou compliqué (cf. encadré) ? S’agit-il d’un mal-être lié au deuil qui s’étire infiniment, d’un flamboiement de symptômes ? ou, a contrario, d’une absence de manifestation (silence, froideur, impassibilité) ? S’agit-il encore d’une fascination, polarisation sur la mort ? s’est ainsi interrogée Léonor Fasse. Difficile à dire, difficile de trancher.
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Valérie HEDEF
Journaliste
valerie.hedef@orange.fr


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