JNIPA 5 : 3 ans après sa naissance, comment mieux accompagner le déploiement de la pratique avancée ?

vendredi 17 décembre 2021, par Audrey Parvais

Définie par la loi depuis 2018, la pratique avancée en soins infirmiers doit encore répondre à un certain nombre d’enjeux, son déploiement sur le terrain n’étant pas le moindre d’entre eux. Comment alors accompagner l’intégration de ces nouveaux professionnels dans le système de santé ? Etat des lieux et éléments de réponse à l’occasion des JNIPA qui se sont tenues à la mi-décembre.

C’est au sein des locaux du ministère des Solidarités et de la Santé que se sont tenues les 13 et 14 novembre les 5èmes Journées Nationales de l’Infirmière en Pratique Avancée (JNIPA), organisées par l’Association Nationale Française des Infirmier.e.s en Pratique Avancée (ANFIPA) sur le thème « Cultivons notre IPArtenariat ». Ce fut également l’occasion de dresser un état des lieux de la profession d’infirmier en pratique avancée (IPA) en France, de ses récentes évolutions, mais aussi des difficultés de déploiement qu’elle rencontre parfois sur le terrain, en particulier dans le cadre de l’exercice libéral.

En quête d’une meilleure intégration

L’IPA est devenu une ressource privilégiée pour nos organisations soignantes, souligne la Direction Générale de l’Offre de Soin (DGOS) dans un courrier en introduction, notant que l’axe de la pratique avancée (PA) a d’abord été investi dans le cadre de la transformation et de la modernisation du système de santé (2016). Avec une volonté affichée de fonder de nouveaux champs de compétences entre les métiers socles paramédicaux et les médecins. Or, comme le rappelle justement Patrick Chamboredon, le président de l’Ordre National des Infirmiers, la PA n’est encore que très récente puisqu’elle date de 2018 et les premiers diplômés ne l’ont été qu’en 2020, ce qui entraîne certaines difficultés d’application et de déploiement, aussi bien lors des stages pour les étudiants que dans l’intégration dans les équipes de soin. Et ce d’autant plus que le métier est en constante évolution, comme l’illustre l’apparition de la cinquième mention « Urgences » (qui s’ajoute aux mentions PCS1, oncologie – onco-hématologie, NDT2, et psychiatrie et santé mentale, définie par décret en 2019) et la décision d’instaurer une expérimentation sur la primo-prescription définies dans le PLFSS 2022. Sans compter l’accès direct aux paramédicaux en premier recours qui, s’il a été retoqué cette année lors des discussions parlementaires, pourrait un jour être envisagé.

Nous savons que l’installation est complexe. Ce nouveau métier, qui n’a que 3 ans, évolue déjà, observe-t-il. Le déploiement des IPA est un enjeu d’autant plus majeur que le Ségur prévoit 3 000 professionnels formés à l’horizon 2022, la DGOS portant leur nombre à 5 000 d’ici 2023. Le succès [du déploiement de la PA] nécessite des adaptations et des ajustements soutenables de son cadre réglementaire d’exercice et de rémunération, relève celle-ci, précisant s’appuyer sur les enseignements tirés des retours de terrain. À cet égard, le ministère de la Santé a sollicité l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) afin d’identifier les freins à son déploiement plus massif et plus efficace, le rapport étant attendu pour janvier 2022.
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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