Enquête : à l’écoute des infirmiers de cancérologie

vendredi 13 mai 2022, par Susie Bourquin

L’Association Française des Infirmiers de Cancérologie (AFIC)* a conduit une enquête inédite afin de dresser un état des lieux de l’accompagnement des patients sous thérapie orale et d’identifier les besoins des infirmiers en la matière. Améliorer la formation et l’information des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des personnes atteintes de cancer, mais aussi l’accompagnement des patients en oncologie ambulatoire par une meilleure coordination ville/hôpital font partie des attentes exprimées par les infirmiers.

La fréquence de suivi des patients est variable selon les thérapies concernées, les organisations et les moyens mis en place dans les structures hospitalières, précise l’enquête avant d’énumérer : 47% des IDE hospitaliers suivent les patients sous thérapie orale pour un cancer plus d’une fois par mois les 3 premiers mois. Au-delà de cette période, 51% des IDE suivent les patients 1 fois par mois. En ville, les chiffres sont similaires : 48% d’infirmiers suivent les patients plus d’une fois par mois les trois premiers mois et 66% une fois par mois au-delà de cette période. Pour 86% des IDE libéraux, le suivi est avant tout guidé par le suivi biologique et/ou clinique du patient. Le suivi de l’administration du médicament (54%), une vulnérabilité identifiée chez le patient (46%) et la gestion des toxicités (34%) figurent parmi les autres raisons évoquées. Ces mêmes raisons sont corroborées par les infirmiers hospitaliers.

Or, si les fréquences de suivi des patients sont considérées comme adaptées par 72% des IDE hospitaliers et 58% des libéraux, 28% des premiers et 40% des seconds estiment que ces fréquences sont insuffisantes. A noter que pour les thérapies orales liées à un cancer du sein métastatique, 47% pour les infirmiers libéraux considèrent que ces fréquences ne sont pas adaptées.

Certains sujets plus délicats à aborder

Lors de l’instauration et du suivi d’une thérapie orale anti-cancéreuse, infirmiers hospitaliers comme libéraux disent aborder facilement les questions d’information du patient concernant les effets indésirables des traitements (respectivement 94% et 85%), les séquences de traitement (93% et 77%) et le bon usage du médicament (87% et 75%). Cependant, certains sujets apparaissent plus tabous. Les situations à risque, le rôle de l’aidant, les soins de support et les médecines complémentaires sont des thèmes perçus par l’ensemble de la profession comme plus difficiles à aborder avec le patient, et encore davantage chez les libéraux. Raisons avancées pour expliquer ces difficultés ? Le manque de formation personnelle, de temps dédié, voire un manque de cotation spécifique.
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