Comment s’incarne le leadership infirmier dans l’espace francophone ?

lundi 22 mars 2021, par Valérie HEDEF

Que trouve-t-on derrière le concept de « leadership infirmier » ? Quatre représentants de la profession ont tenté d’en dresser les contours à l’occasion du webinaire « Quand la francophonie fait rayonner la profession infirmière » qui s’est tenu dans le cadre du Salon infirmier live. Une notion qui pourrait trouver un écho favorable à l’aune de la crise sanitaire pour donner de l’impulsion à la représentativité de la profession afin d’aller dans un sens commun.

Quelques chiffres tout d’abord : 90 % des soins de santé sont prodigués par des infirmiers partout dans le monde lesquels sont 745 000 en France, près d’un million dans l’espace francophone… et 27 (millions) au total dans le monde. Indéniablement une force notamment de changements potentiels au service de la santé des populations pour peu que la profession infirmière soit en mesure d’incarner un certain leadership.

Éléments de définition
Cette capacité à influer – sur les politiques et systèmes de santé dans ce contexte – est une notion encore assez confidentielle dans l’hexagone. Pour Hélène Salette, directrice générale du Sidiief, réseau mondial francophone de la profession infirmière, le leadership ne se réclame pas. On l’obtient par nos gestes, nos actes, ce que nous faisons au quotidien. […] Le leadership infirmier consiste ainsi à apprendre à décrire et à présenter concrètement le rôle infirmier dans les différents contextes spécifiques de soins en phase avec les besoins prioritaires. Plus largement, c’est aussi pour Évelyne Malaquin-Pavan, cadre infirmier spécialiste clinique, hôpitaux universitaires Paris Ouest AP-HP et présidente du Conseil national professionnel infirmier (CNPI) cette capacité à guider, entraîner, fédérer des populations, une profession, une société autour de buts communs afin de produire un résultat favorable, positif pour la population. Soit encore une capacité, un mélange d’assertivité et beaucoup de lâcher-prise ». Un savoir, savoir-faire, savoir-être qui s’apprend, se modélise, mais surtout s’expérimente. Au-delà des individus, il s’agit plutôt pour Patrick Chamboredon, président de l’ONI et du Comité de liaison des institutions ordinales (Clio), d’une institution qui doit permettre de créer un « inconscient collectif » qui permet à tout un corps professionnel de se reconnaître et d’arriver, par une certaine cohésion, de se créer, se définir un objectif commun [le leadership], le porter, le mettre en évidence et faire en sorte que, bon an mal an, d’atteindre cet objectif-là. Un leadership qui se définit aussi en fonction des missions de l’instance professionnelle représentée a précisé de son côté Brigitte Lecointre, la présidente de l’Anfiide et ce, même s’il y a forcément un socle commun. Par exemple, pour l’ONI, la maison commune, permettre à la profession de se souder mais au-delà de tracer des lignes, a relevé son président.
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Valérie Hédef
Journaliste Santé
valerie.hedef@orange.fr


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