Christophe Payant : « les IADE attendent toujours une reconnaissance statutaire »

vendredi 15 mars 2024, par Susie Bourquin

Christophe Paysant est renouvelé pour la 5e année dans son mandat de président du Syndicat national des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (Snia). L’occasion d’évoquer avec lui les dossiers prioritaires, parmi lesquels la reconnaissance statutaire, mais aussi son rêve pour l’avenir du syndicat : passer la main à une femme.

Maintenir l’exclusivité de compétences des IADE, développer leurs responsabilités spécifiques, lancer des réflexions sur l’évolution des salaires et enfin, voir avancer la reconnaissance statutaire : le SNIA espère le retour de la stabilité ministérielle pour relancer les réflexions autour des spécialités. Christophe Paysant, son président, a répondu à nos questions.

Christophe Paysant, vous restez président du Syndicat national des infirmiers anesthésistes (le SNIA), c’est une satisfaction, mais encore ?

J’attaque ma 5e année de présidence. Clairement, il faut du temps pour prendre la charge et se mettre en lien avec l’ensemble des structures et des organisations représentatives : une notion de continuité est donc nécessaire et pour cela, je suis satisfait. Je vais pouvoir poursuivre le travail du syndicat. Malgré tout, il est fort possible que ce soit ma dernière année en tant que président. J’espère accompagner une autre personne par la suite et mon espoir -et mon objectif- est de pouvoir transmettre la présidence à une femme. Nos professions sont largement féminisées, mais on a malheureusement du mal à voir cette représentativité effective au sein des structures syndicales - et même au sein des structures représentatives en général.

Comment l’expliquez-vous ?

Je pense que les femmes sont des professionnelles de santé mais qu’elles sont aussi, à un moment de leur vie, des mamans et force est de constater que cela ralentit leur investissement syndical - et même associatif. Les femmes reviennent pour certaines après le passage de l’adolescence de leurs enfants. C’est triste à dire, mais on reste dans une société où la place de la femme est encore largement envisagée auprès des enfants. Les choses évoluent doucement aujourd’hui avec des hommes de plus en plus investis, mais la charge de la famille repose encore trop sur elles seules, les empêchant de s’investir pleinement.

Au sein du syndicat, cette année encore, nous avons la chance d’avoir une secrétaire générale, Cécile Landuré, et une secrétaire générale adjointe, Charline Sery, signe d’une féminisation (trop lente mais réelle) des instances. Je serais donc très heureux de passer le relais à une femme à la tête du SNIA.
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Propos recueillis par Susie Bourquin
Journaliste Infirmiers.com
susie.bourquin@infirmiers.com
@SusieBourquin


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