AP-HP : des consultations infirmières pour élargir l’accès à la PrEP

vendredi 7 janvier 2022, par Susie Bourquin

Le directeur général de l’AP-HP signe un protocole local de coopération permettant des consultations infirmières de suivi des personnes séronégatives à haut risque d’acquisition du VIH et sous traitement de Pré ExPosition (PrEP) au virus. L’objectif ? Elargir l’accès à la PrEP afin de répondre à la demande et réduire le nombre de nouvelles contaminations par le VIH. Une manière, aussi, de fidéliser les professionnels en valorisant leurs compétences et en leur offrant des perspectives.

La PrEP, qui consiste en l’utilisation préventive d’antirétroviraux par des personnes séronégatives très exposées au VIH, a démontré son efficacité pour réduire le risque de contamination par le VIH. Le directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch a signé, le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le Sida, au sein du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Louis, un protocole local de coopération (rédigé par les équipes des services des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Avicenne et de l’hôpital Saint-Louis), qui permet désormais le suivi des personnes séronégatives à haut risque d’acquisition du VIH et sous traitement de Pré ExPosition (PrEP) au VIH par les infirmiers.

Pour élaborer un tel protocole, il faut s’assurer qu’il réponde à une question de santé publique, ce qui était le cas puisqu’on avait une file importante de patients ’PrEPeur’ (c’est-à-dire ’sous PrEP’, dans le jargon), confie Amélie Galidie, Cadre Supérieure de Santé et coordinatrice de l’élaboration du protocole de coopération. « L’idée était de mieux répondre à une demande d’accès à la PrEP, en constante augmentation, dans un contexte d’incidence toujours élevée des contaminations au VIH.

Qualité et sécurité des soins en fil rouge

La qualité et la sécurité des soins étaient vraiment notre fil rouge, souligne Amélie Galidie. Ainsi, à chaque étape, nous avons évalué tous les risques du processus et établi des barrières de sécurité, explique-t-elle, énumérant notamment la nécessité pour l’infirmier d’avoir exercé 2 ans minimum dans un service de prévention ou de maladies infectieuses, une formation théorique de 42h, ainsi qu’une formation pratique (à raison de 30 consultations : 10 en observation avec le médecin, 10 en binôme médecin/infirmier et 10 en supervision). L’équipe a par ailleurs élaboré plusieurs outils pour guider l’infirmier lors de sa consultation : grille de suivi des questions à poser avec les alertes à faire au médecin délégant, des outils pour aider l’infirmier à analyser des résultats de bilan biologique, ou encore une aide à la prescription de traitements en cas d’IST, ainsi que, pour le maintien des compétences, un nombre minimal de consultations annuelles effectuées par le délégué ainsi que des évaluations des pratiques professionnelles trimestrielles.
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Susie Bourquin
Journaliste Infirmiers.com
susie.bourquin@infirmiers.com
@SusieBourquin


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