« Alerte maximale » sur la profession infirmière en plein rebond de l’épidémie

mardi 13 octobre 2020, par Bernadette Fabregas

Après les vivas et les remerciements, après les promesses et la lumière au bout du tunnel, le monde d’après s’avère pire encore que celui d’avant pour la profession infirmière qui, consultée par son Ordre sur l’impact de la crise sanitaire sur ses conditions de travail, affiche un moral au plus bas et pire encore... Quatre infirmiers sur dix disent ne pas savoir s’ils le seront toujours dans cinq ans, décrivant une organisation fragilisée, parfois même en risque de rupture, et un état de fatigue et de découragement avancés. Alerter une fois encore, oui, mais pour quelle réponse des tutelles qui ne semblent pas mesurer la gravité de la situation alors que le rebond de l’épidémie est maintenant à l’oeuvre.

Continuer. Se donner du courage. Se battre par ce que l’on y croit encore... Est-ce que cela en vaut la peine ? Au vu des maigres perspectives et du peu de garanties que la profession infirmière observe de longue date pour péreniser son exercice demain, pour le « réenchanter », et après un Ségur de la Santé décevant, la réponse sonne comme une évidence. Comment redonner l’envie, l’envie de croire en des lendemains meilleurs à l’heure où la crise sanitaire a pourtant exposé à la face du monde la valeur d’un soignant, la valeur ajoutée de la profession infirmière au coeur de notre système de santé.

Il y a quelques jours, le baromètre de l’Observatoire de la santé l’exprimait déjà : la pandémie cristallise les doléances et les attentes des hospitaliers ; un avis partagé par les Français qui disent avoir très fortement confiance en leurs soignants – profession infirmière en tête – et en leur système de santé, qu’ils jugent cependant en grande majorité éprouvé face au Covid-19. La consultation* réalisée auprès de quelques 60 000 infirmiers inscrits à l’ONI livre des enseignements bien au delà encore. Les résultats attestent d’une situation « en forte tension », notamment en matière de moyens humains. Patrick Chamboredon, Président de l’ONI, le souligne, si les indicateurs communiqués chaque jour – nombre de patients contaminés, nombre d’admission en réanimation... – sont essentiels au suivi de la progression de l’épidémie, ne perdons pas de vue une autre donnée cruciale : ce sont en effet les professionnels de santé qui sont en première ligne pour prendre en charge les patients au quotidien.
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Bernadette Fabregas
Rédactrice en chef Infirmiers.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com
@FabregasBern


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