Tutorat paramédical : quel accompagnement pour quelles attentes ?

vendredi 9 avril 2021, par Audrey Parvais

Les stages représentent une part importante de la formation aux métiers paramédicaux. Sur place, si les étudiants sont encadrés par l’équipe des professionnels de santé qui les accueillent, ils dépendent surtout d’un tuteur référent. Mais entre contraintes de temps et responsabilité envers les patients, comment assurer au mieux la mission de tutorat et accompagner les stagiaires ?

En tout, les étudiants en soins infirmiers passent la moitié de leur formation en stage, où ils sont encadrés par des professionnels de santé, parmi lesquels un tuteur référent. D’un point de vue législatif, la définition même de la mission du tutorat et de ses méthodes a fait l’objet de deux réformes : une en 2006* et une en juillet 2009**. Le tuteur est ainsi chargé non seulement de suivre l’étudiant stagiaire qui lui est confié, d’assurer sa formation dans le cadre de l’exercice de sa future profession, mais aussi de l’évaluer et de le noter. Selon le référentiel de formation, pour qu’un stage soit qualifié, il faut un maître de stage, des professionnels de proximité et un tuteur de stage, résume Michèle Appelshaeuser, la présidente du Comité d’Entente des Formations Infirmières et Cadres (CEFIEC). Le maître de stage s’occupe de la partie organisationnelle ; le tuteur, lui, guide l’étudiant dans sa pratique. C’est son accompagnateur.

Le tutorat face aux contraintes professionnelles
Mais dans la pratique, le tutorat infirmier se heurte à toute une série de contraintes qui peuvent nuire à son bon fonctionnement, à commencer par le manque de temps. Entre soins à prodiguer, patients à suivre et urgences à prendre en charge, les infirmiers n’ont pas toujours la possibilité de se consacrer à la formation des stagiaires. Si on veut bien leur apprendre les choses, il nous faut du temps. Or, parfois, on n’en a pas, déplore Virginie Verdu, infirmière à l’hôpital d’Albi. On accomplit le soin devant eux sans pouvoir vraiment leur expliquer ce qu’on fait. La difficulté est là : avoir un étudiant avec nous qui ne fait que regarder. Et pour lui, c’est aussi très frustrant. À ces problématiques de disponibilité, viennent également s’ajouter les contraintes liées aux plannings, étudiants et tuteurs n’étant pas toujours ensemble sur un même poste. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de ne pas tourner régulièrement avec mon tuteur. Il m’évalue alors que je n’ai jamais tourné avec lui, témoigne ainsi Romain, étudiant à l’IFSI d’Abbeville (Somme).
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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