Mieux intégrer les formations paramédicales à l’Université

jeudi 7 septembre 2017, par Bruno Benque

Le gouvernement souhaite que les formations paramédicales soient, dans un avenir proche, mieux intégrées à l’Université. Il a confié une mission à Stéphane Lebouler pour relancer la concertation entre les différents acteurs impliqués dans ce processus. Ces dispositions devraient satisfaire le CEFIEC et la FNESI notamment, qui les attendent depuis un certain temps.

La nouvelle équipe ministérielle semble se préoccuper du sort des étudiants soignants et de leur cursus de formation. C’est en tout cas le sens du message qu’a souhaité faire passer Agnès Buzyn, dans le communiqué de presse, rédigé conjointement avec Frédérique Vidal, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le 1er septembre 2017.

Améliorer l’intégration des formations paramédicales à l’Université

Quelques années après l’avènement du LMD, les deux Ministres affichent leur volonté d’aller plus loin dans le processus et d’améliorer l’intégration des formations paramédicales et de maïeutique à l’Université. Le but est de « décloisonner les filières, ... reconnaître pleinement l’appartenance à l’enseignement supérieur, avec le statut et les droits afférents, de tous les étudiants engagés dans les filières de santé, assurer une gestion des compétences acquises adaptée aux besoins de chaque territoire, et permettre le développement de nouveaux métiers reposant sur de nouvelles formations. »

Une mission pour relancer la concertation entre les différents acteurs

Cette décision fait suite au rapport rédigé en juin 2017 par l’Inspection générale de l’Administration de l’Éducation Nationale et de la Recherche (IGAENR) et de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) destiné à mettre en œuvre les mesures 5, 6, 13 et 14 de la grande conférence de santé de février 2016. Elles ont, pour mener cette réflexion et relancer la concertation entre les différents acteurs concernés, confié une mission interministérielle à Stéphane Lebouler, qui devra, en outre, préciser les étapes de l’intégration à l’université de ces formations, intégration qui prendra en compte également l’accès aux services universitaires et sociaux ou la délivrance de leurs diplômes.

Étudier l’évolution possible du statut des formateurs

Cette mission devra étudier notamment les évolutions possibles des statuts des formateurs dans ces filières et les intégrer pleinement dans les universités, les éventuels freins constitutionnels, législatifs ou règlementaires que cette intégration pourrait rencontrer, ainsi que les coûts que représentent ces évolutions, « en veillant à distinguer les surcoûts éventuels liés aux changements d’organisations de ceux liés à l’ambition de développer des activités de recherche ».

Des dispositions attendues par le CEFIEC et la FNESI

Ces dispositions sont de nature à satisfaire, ou du moins à rassurer les formateurs des instituts paramédicaux qui attendent depuis un certain temps que leur soit conféré un statut d’enseignant chercheur au sein de l’Université, comme ils l’ont encore fait savoir lors des dernières Journées d’étude du CEFIEC. Elles vont également dans le sens des associations d’étudiants en soins, la FNESI en tête, qui ont exprimé également la demande qu’un grade universitaire soit appliqué aux formations paramédicales et de maïeutique.

Agnès Buzyn et Frédérique Vidal souhaitent qu’une première étape de cette mission soit conclue au plus tard en décembre 2017, afin d’annoncer des mesures pouvant entrer en vigueur dès la rentrée 2018.

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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