L’empathie, un concept en fin de vie

mardi 10 mars 2020, par Christophe Pacific

S’il est un concept qui a fait consensus dans les universités des métiers de la santé, c’est bien l’empathie. Elle est encore enseignée à tour de bras et gobée comme une hostie par tous les étudiants en quête de sainteté professionnelle. Imaginez trois secondes que cette empathie ne soit pas la panacée que l’on voudrait nous vendre à peu de frais. Explorons donc ce concept afin de dévoiler son côté sombre et tenter de trouver une échappatoire digne de ces soignants qui ont réellement le souci d’autrui.

Elle est, dit-on, la posture idéale proposée au soignant pour lui permettre de comprendre ce que ressent autrui. De là, une avalanche de définitions plus floues les unes que les autres se bousculent au portillon. Ma préférée : l’empathie c’est ressentir sans éprouver… Quelle imposture ! C’est typiquement une définition idiote et mal renseignée. Pour tenter de se rapprocher au plus près du sens premier de ce mot, il convient de remonter sa piste jusqu’à son émergence.

L’origine

Elle est récente car est attestée au XXe siècle et formée sur le modèle de la sympathie. Le mot émerge dans la langue anglaise en 1904 chez Edward Bradford Titchener, qui inventa le mot empathy pour exprimer la différence qu’il y a en allemand entre einfühlung (en-pathie) employé par T. Lipps...
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Christophe PACIFIC
Cadre supérieur de santé
Docteur en philosophie
christophe.pacific@orange.fr


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