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DPC nouvelle formule : de nouvelles opportunités pour les professionnels de santé

mercredi 12 octobre 2016, par Bruno Benque

La réforme du Développement Personnel Continu (DPC), qui élève les actions de formation dans une nouvelle dimension, laisse entrevoir de nouveaux objectifs à s’approprier ou à inventer sur ce champ, en vue d’atteindre un niveau de prise en charge toujours plus efficient. C’est la réflexion que nous révèle le Dr Alain Ricci dans son article publié sur le Blog Management en Milieu de Santé.

Le Dr Alain Ricci est Chirurgien Orthopédiste et Formateur ANDPC en information médico-économique, Expert Consultant en sécurité et optimisation de la T2A des établissements publics et privés (MCO,SSR,HAD).

La réforme du DPC est en marche

Il a publié, dans le Blog « Management en Milieu de Santé (MMS) », un article visant à nous éclairer sur la réforme du Développement Personnel Continu (DPC) mise en place pour les professionnels de santé. Depuis la parution du Décret n° 2016-942 du 8 juillet 2016, l’OGDPC a été remplacé par l’Agence Nationale de DPC (ANDPC), dont la Directrice Générale est Michèle Lenoir-Salfaty. Pour le Professionnel de Santé, le DPC est un dispositif de formation réglementé et encadré pour assurer l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au profit des patients.

Une nouvelle dimension dans les actions de formation

Alain Ricci rappelle dans son article que « chaque professionnel de santé doit suivre un parcours de DPC par an en phase avec son exercice pour remplir une obligation triennale (cursus) déclarée et vérifiée par les Ordres professionnels via un dossier personnel, le Portfolio. » Le DPC favorise désormais les coopérations professionnelles et l’ouverture de l’hôpital vers la ville. Et, outre l’amélioration des pratiques professionnelles et de la gestion des risques, ainsi que l’actualisation des connaissances et des compétences, il doit désormais prendre en compte des priorités de Santé publique. L’offre de DPC est donc composée d’actions cognitives ainsi que d’actions d’analyse des pratiques professionnelles. Mais la réforme lui a donné une autre dimension qu’Alain Ricci détaille dans son article.

Gestion des risques, e-learning et indemnisation pour certaines actions

Fait nouveau en 2016, le DPC comprend « des actions de Gestion des risques (identifier, évaluer et prioriser des risques relatifs aux activités d’un métier ou d’une organisation). Il y a donc harmonisation interprofessionnelle vers une quasi-accréditation généralisée à toutes les professions de santé… », l’accréditation étant « le support de la crédibilité du professionnel, indispensable quand la Société Civile se pose le problème du financement juste du soin évalué comme pertinent en terme de Service Médical Rendu. » Autres nouveautés, le développement du e-learning, plus économique que le présentiel qui nécessite des frais de déplacement, voire d’hébergement, ou la possibilité d’indemnisation pour des actions ayant pour objectif la Santé publique

Des objectifs complémentaires à s’approprier ou à inventer

Mais Alain Ricci voit dans ce nouveau processus de DPC l’opportunité de trouver « d’autres objectifs complémentaires à s’approprier, voire à ajuster et inventer, notamment pour les exercices en établissements » sanitaires, parmi lesquels « faciliter les groupes de travail qualité à effet Certification, construire la coordination entre professionnel de santé de Ville et établissements pour l’expansion sécurisée de l’ambulatoire (RRAC), réfléchir sur la dimension médico-économique de l’exercice en groupe dans les établissements, ou améliorer la création et la transmission des informations du Dossier Médical entre soignants ».

Des gains collatéraux multi-centriques entre professionnels et établissements

Enfin, outre l’obligation de se conformer aux dispositions médico-légales, le DPC peut être un moyen de mutualiser la qualité des professionnels avec les établissements de santé au profit des patients. « La contrainte générale de suivi des obligations internes et externes pesant sur la vie des établissements peut être transformée en un mouvement aux gains collatéraux multi-centriques, gagnants-gagnants entre professionnels de santé et établissements, via des DPC bien orientés et agréés », conclut Alain Ricci.

Voilà une philosophie qui pourrait engendrer, sinon des vocations, du moins une dynamique nouvelle pour les acteurs sanitaires dans leur globalité, par une complémentarité des compétences individuelles et collectives et une émulation positive favorisant l’excellence dans la prise en charge des populations.

Le texte du Dr Alain Ricci dans son intégralité

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com


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