Anciens étudiants infirmiers, ils témoignent pour mieux « armer » leurs pairs à nouveau au front

vendredi 20 novembre 2020, par Kévin Peiro, Antoine Petit et Anthony Nardy

A l’heure de la deuxième vague de la COVID-19, les étudiants en soins infirmiers (ESI) se disent prêts à soutenir les patients et le système de santé. Mais savent-ils dans quoi ils s’engagent et comment ils doivent arriver à se protéger ? De la même manière, peuvent-ils déjà imaginer les conséquences de ce renfort sur leurs futures pratiques professionnelles, qu’elles soient positives ou négatives ? Trois anciens ESI, Kevin, Antoine et Antony, partagent leur expérience de la première vague avec les étudiants en soins infirmiers aujourd’hui à nouveau mobilisés « au front ». Le but : qu’ils soient mieux armés.

Aujourd’hui infirmiers, nous étions étudiants en troisième année lorsque l’épidémie de COVID-19 a frappé la France. En stage dans différents services, nous avons vu arriver les premiers cas positifs, mais nous étions encore loin d’imaginer qu’une pandémie mondiale se profilait alors. C’est lors de notre dernière semaine de stage, en mars 2020, que notre vie d’étudiant a basculé. Réquisionnés en renfort des équipes soignantes « au front », nous avons appris dans le même temps que nous ne retournerions plus à l’IFSI...

Kevin Peiro, aujourd’hui infirmier en pédopsychiatrie

Tout a commencé par un mail de l’IFSI reçu lors de ma dernière semaine de stage. Celui-ci me demandant de me rendre le lundi suivant dans un autre hôpital du département. Une fois sur place, nous étions une quinzaine d’étudiants d’IFSI différents à attendre devant les bureaux de la direction des soins. Nous avons été bien accueillis, dans une salle assez grande pour respecter les distances physiques. Lors de cette première matinée, somme toute conviviale (café et croissants d’accueil), les services nous ont été présentés et une formation sur les règles d’hygiène prodiguée. En début d’après-midi, nous avons été affectés dans nos services, où nos cadres nous ont laissé le choix de nos amplitudes horaires (de jour ou de nuit ; en 8h ou en 12h). Pour ma part, j’ai choisi d’être affecté aux urgences en 12h de jour. J’ai été missionné pour gérer, avec un interne en médecine et sous la direction d’un médecin du service, un sous-service des urgences, appelé « Accueil COVID ».
LIre la suite dans www.infirmiers.com...

Kévin Peiro, Infirmier en Pédopsychiatrie
Antoine Petit, Infirmier en Oncologie Médicale
Anthony Nardy, Infirmier en Oncologie


Partager cet article

TOUT L’ÉQUIPEMENT DES CADRES DE SANTÉ

IDE Collection a regroupé tout le matériel nécessaire au management de vos équipes : livres, revues, fournitures, stylos, tenues, idées cadeaux...

Découvrir nos produits

Vous recrutez ?

Publiez vos annonces, et consultez la cvthèque du site EMPLOI Soignant : des milliers de profils de soignants partout en France.

En savoir plus