2 000 places en plus en IFSI promises par Élisabeth Borne, une mesure jugée inadaptée

vendredi 28 avril 2023, par La Rédaction infirmiers.com

Parmi d’autres mesures, Élisabeth Borne a rappelé dans la présentation de sa feuille de route, mercredi 26, la création de 2 000 places supplémentaires en IFSI. Une solution qui n’en est pas une, juge la FNESI, dans un contexte où étudiants et professionnels infirmiers fuient le métier et ses conditions de travail dégradées.

C’est à l’issue du Conseil des ministres, mercredi 26 avril, que la cheffe du gouvernement a présenté sa feuille de route pour les « cent jours d’apaisement et d’action » fixés par Emmanuel Macron, à la suite du débat houleux sur la réforme des retraites. Elle a détaillé des « solutions concrètes » ainsi que « des actions qui changent la vie » des Français.

Un risque de dégradation de la formation

Sur la santé, aucune annonce, si ce n’est la réaffirmation d’un certain nombre de mesures déjà largement défendues par le gouvernement. Élisabeth Borne s’est ainsi de nouveau engagée sur la création de 2 000 places supplémentaires en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) d’ici la rentrée prochaine. Soit une mesure inadaptée aux enjeux actuels de la profession, a aussitôt réagi la Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (FNESI). « L’augmentation des quotas n’est pas la solution pour pallier au manque de professionnel⸱le⸱s de santé : elle accentue le déclin des conditions de formation et met à mal la santé des ESI », proteste-t-elle dans un communiqué. Une augmentation de plus de 5 300 places a déjà été imposée aux IFSI, qui n’ont pas les moyens d’absorber ces étudiants supplémentaires. « Ce sont des étudiants assis par terre et des cadres-formateurs épuisés d’encadrer toujours plus d’étudiants, sans moyens supplémentaires », argue-t-elle, notant au passage une pénurie « sans précédent » de lieux de stage ou d’étudiants qui ne peuvent pas être encadrés par des infirmiers, par manque de professionnels.

« Augmenter les places ne limitera pas le nombre d’abandons ! La cible n’est pas l’entrée en formation mais la fidélisation des ESI », s’agace-t-elle, pointant un problème devenu effectivement récurrent pour une formation dont près d’un tiers des étudiants ne va pas jusqu’à la diplomation. La priorité, défend la Fédération, est bien plutôt d’en améliorer les conditions, reconnaissance des statuts des tuteurs et revalorisation des indemnités de stage en tête. « Les étudiant⸱e⸱s sont le reflet du système de santé actuel, il⸱elle⸱s ont besoin d’actions concrètes pour l’amélioration de la formation », conclut-elle.

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La Rédaction infirmiers.com


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