Une solution d’IA pour recouvrer du temps soignant

jeudi 8 février 2024, par Bruno Benque

De trop nombreuses tâches administratives incombent aujourd’hui aux professionnels de Santé hospitaliers, ce qui ne facilite pas la qualité de vie au travail. Pourtant, des assistants médicaux et des outils informatiques sont bien présents pour tenter de leur redonner du temps soignant. Et si une solution utilisant l’IA pouvait améliorer les pratiques en simplifiant les processus complexes et en optimisant la valorisation des séjours ? Présentation d’un outil innovant pour l’équipe soignante...

Le malaise récurrent qui règne à l’hôpital est en partie dû au surcroît de travail engendré par les tâches administratives et autres activités annexes, pour les soignants, les cadres de santé et les médecins.

De trop nombreuses tâches administratives incombant aux professionnels de Santé

De l’admission d’un patient dans un service de soins à sa sortie, ces activités chronophages éloignent les professionnels de Santé de leur cœur de métier, au détriment du temps qu’ils devraient passer auprès des malades, mais aussi de la qualité de vie au travail à laquelle ils pourraient prétendre.

Dans leur pratique quotidienne, les personnels infirmiers doivent gérer des données de toutes sortes liées au parcours de soins, à la médication, au suivi thérapeutique notamment, les cadres s’évertuent à assurer le bon déroulement des séjours des patients, la logistique, les commandes en faisant usage d’outils souvent peu ergonomiques, tandis que les médecins passent une partie de leur temps à renseigner des actes CCAM, à rédiger des courriers ou des comptes rendus, entre autres.

Assistants médicaux et outils informatiques pour tenter de redonner du temps soignant

Le Gouvernement est bien conscient de cette problématique, lui qui a créé les fonctions d’assistant de régulation médicale pour les hôpitaux ou les assistants médicaux pour la médecine de ville. Le Premier ministre Gabriel Attal a s’ailleurs annoncé récemment la création de 10 000 postes supplémentaires d’assistants médicaux pour redonner du temps soignant aux praticiens.

L’outil informatique a permis, de manière ponctuelle, de remédier à ces contraintes par l’automatisation de certaines tâches ou la simplification des processus les plus complexes. Le Dossier Patient Informatisé (DPI), le logiciel de planification RH, le RIS ou le PACS notamment sont de ceux-là. Mais l’empilement progressif d’applications aux champs trop restreints, sans qu’il y ait une réelle cohérence entre elles ni de vision globale des besoins, oblige l’équipe soignante à se former pour les usages de plusieurs outils distincts, ce qui atténue les avantages que le digital est sensé fournir. Les établissements travaillent depuis quelques années sur la convergence des systèmes d’information mais ne l’ont pas encore atteinte, loin de là.

Une solution utilisant l’IA pour simplifier les processus complexes et optimiser la valorisation des séjours

L’environnement des services d’urgences est un bon exemple de cette problématique car il recèle les processus les plus complexes. Et c’est de cet environnement que peut venir la solution. Un médecin urgentiste a créé une start-up, Sclépios I.A, qui intègre de l’intelligence artificielle (IA) dans des applications du domaine de la santé. Il a mis au point la solution Pulsar I.A, une extension pour les DPI qui améliore la gestion des soins hospitaliers. Elle a été développée pour simplifier les processus administratifs complexes dans les services d’urgence. Elle permet d’optimiser la valorisation des séjours tout en évitant les tâches médico-administratives chronophages pour les praticiens, contribuant ainsi à une meilleure prise en charge des patients.

Pulsar I.A se glisse donc dans la cotation des diagnostics CIM-10 et des actes CCAM de manière plus rapide et plus précise, réduisant les erreurs et diminuant les pertes de temps. Cette application permet également la rédaction rapide des courriers de sortie, mieux structurés et offrant une lisibilité simplifiée pour le patient afin qu’il comprenne mieux les données médicales complexes.

Sclépios I.A se présente ainsi comme le premier et le seul acteur à intégrer de l’intelligence artificielle au cœur des DPI. Il pourrait rapidement prendre place au centre du soin hospitalier, avec des usages médicaux, mais aussi paramédicaux, voire administratifs, tout en assurant une sécurisation optimale des données.

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@gpsante.fr
@bbenk34.


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