L’adaptation technologique des organisations de Santé durant la période de COVID-19

lundi 23 novembre 2020, par William Culbert

Les pratiques de télétravail ont explosé ces derniers mois au sein des établissements de Santé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19. Dans le même temps, la télémédecine et les pratiques de mhealth ont connu un développement significatif. William Culbert, Directeur EMEA Sud pour BeyondTrust fait le point sur ces usages digitaux devenus essentiels.

Alors que la pandémie de coronavirus bouleverse la vie de milliards d’êtres humains dans le monde, aucun secteur n’a été aussi touché que celui de la santé. Les organisations de santé doivent mener une double bataille. Les soignants en première ligne font face aux effets du coronavirus, tandis que les organisations de santé doivent s’adapter aux règles de distanciation sociale et privilégier au maximum le télétravail ainsi que les offres de télésanté et de santé mobile ou « mhealth ».

Permettre l’accès à distance sécurisé

Pour que les télétravailleurs puissent se montrer productifs, il faut d’abord sécuriser les accès à distance. Avant la pandémie, les employés de bureau et du support des organisations de santé n’avaient quasiment aucune expérience du télétravail. Lorsqu’ils ont dû s’y mettre massivement, plusieurs problématiques se sont présentées.
De nombreux utilisateurs ont dû utiliser leurs appareils personnels (pratiques BYOD), qui ne sont généralement pas aussi sécurisés et renforcés que les appareils fournis par l’entreprise. Les pratiques BYOD créent un risque supérieur par la connexion d’appareils personnels au VPN de l’entreprise. Les VPN sont utiles dans quelques cas, mais ils ne permettent pas les contrôles d’accès granulaires qu’exigent les types d’accès sensibles. Alors qu’on ne devrait jamais conjuguer VPN et pratiques BYOD, l’urgence fait que c’est souvent le cas en cette période.

On aimerait que les acteurs des cybermenaces laissent un peu de répit aux organisations de santé le temps qu’elles luttent contre le coronavirus pour le bien de tous, mais ces cybercriminels ne sont pas connus pour leur grandeur d’esprit. Les cybermenaces comme les ransomwares, visant les organisations de santé et les laboratoires de recherche biologique, s’intensifient. Et dans le domaine de la santé, ces tentatives criminelles font des victimes. Une étude de Vanderbilt a quantifié le coût en vies humaines des attaques de ransomwares et démontré que 36 décès supplémentaires pour 10 000 attaques cardiaques se produisent chaque année dans les centaines d’hôpitaux américains ayant expérimenté des attaques de ransomwares. La disponibilité et le temps en général sont des aspects vitaux dans cette bataille contre la pandémie mondiale. Dans ce contexte, des technologies d’accès à distance sécurisé et de sécurité des terminaux sont absolument essentielles.

La télésanté/télémédecine par vidéoconférence

La télésanté connaît un formidable essor depuis plus de 5 ans, mais la pandémie fait que la demande explose. La télésanté est un outil important qui aide à réduire l’exposition au coronavirus des professionnels de santé et des patients. La pratique de télésanté exige une approche de sécurité mobile en plusieurs couches, avec des protocoles d’accès à distance sécurisés, des contrôles d’accès, etc.

La santé mobile ou mhealth

L’introduction d’appareils mobiles et d’applications dans les pratiques de santé joue un rôle de plus en plus important depuis 5 ans. On utilise des appareils mobiles, des smartphones et objets connectés, aux fins de diagnostic, d’information, de repérage des symptômes et de suivi médical notamment. Ces appareils capturent les données de santé du patient (envoi d’alertes/rappel de traitement ou de régime de santé) qu’il conserve et/ou qu’il peut partager avec un système de santé centralisé afin de guider la prise de décision individuelle ou collective. Ces outils peuvent aussi aider les prestataires de soins, les collectivités et les administrations à mieux comprendre où sont localisées les épidémies pour prendre des décisions plus éclairées et mieux communiquer en matière de santé publique.

Voici quelques utilisations de mhealth en réponse à la pandémie de COVID-19 :

  • Soignants en première ligne utilisent des objets connectés mHealth pour suivre à distance l’évolution des symptômes de COVID-19 ;
  • Crowd-sourcing des données d’utilisateurs d’objets connectés pour comprendre les comportements favorisant la propagation du virus et autres effets sur la santé ;
  • Evaluation individuelle de son état de santé pour savoir s’il faut ou non se faire soigner
  • Surveillance des effets cardiaques sur les patients atteints de coronavirus recevant des traitements expérimentaux via des montres connectées pour comprendre les effets secondaires.

​Toutefois, comme n’importe quel terminal, les appareils mhealth doivent être soigneusement gérés. Il y a parfois sur ces appareils des identifiants par défaut qui pourraient être exploités. Certains n’ont pas la puissance de calcul nécessaire pour faire tourner des solutions de sécurité traditionnelles, comme des antivirus. Or ils stockent des données sensibles, qu’il faut impérativement protéger par des contrôles de sécurité, des accès privilégiés et un chiffrement robuste. Dans tous les cas, ces appareils doivent absolument être renforcés.

William Culbert
Directeur EMEA Sud pour BeyondTrust


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