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Un dossier complet dédié à la gestion du risque DASRI

jeudi 23 janvier 2020, par Bruno Benque

Les Déchets d’Activités de Soins à Risque Infectieux (DASRI) sont, les soignants le savent bien, soumis à une réglementation stricte afin d’en maîtriser le risque pour les professionnels et la population. L’Institut National de Recherche et de Sécurité en situation de travail (INRS) présente sur sa plateforme web un dossier didactique complet sur ce thème.

Les activités de soins génèrent de grandes quantités de déchets qu’il faut gérer avec précaution afin de ne pas contaminer les populations par des agents infectieux.

Un dossier de l’INRS relatif à la gestion des DASRI

Les procédures sont bien connues désormais au sein des établissements de Santé, la réglementation ayant conduit au développement de nouvelles filières de gestion de ces déchets, que ce soit pour le tri, l’entreposage, le transport et ou le traitement de ces substances classées sous le terme de DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risque Infectieux). Mais qui dit manipulation et gestion de déchets, dit risque infectieux pour les professionnels qui font l’objet de tout un processus de prévention dans le Code du travail.

L’Institut National de Recherche et de Sécurité en situation de travail (INRS) présente sur sa plateforme web un dossier complet dédié à la maîtrise de ce risque. Un risque inhérent aux procédés mis en œuvre ou tâches à réaliser, à l’organisation ou à l’environnement de travail et bien entendu aux déchets eux-mêmes. On parle de risque infectieux lorsque des personnes peuvent être exposées à des agents biologiques, bactéries, virus, prions, micro-organismes génétiquement modifiés, etc., susceptibles de provoquer une infection. Ils proviennent tant d’activités de diagnostic, de traitement et de suivi de celui-ci exercées dans les domaines de la médecine humaine ou vétérinaire. Des déchets assimilés peuvent être issus, également, de la recherche, de l’enseignement ou de la production industrielle.

Un risque gradué selon la nature de l’agent infectieux


Ces agents biologiques ont été classés en quatre groupes en fonction de l’importance du risque infectieux qu’ils présentent. Les produits du groupe 1 ne présentent aucun danger, ceux du groupe 2 sont susceptibles de provoquer une maladie chez l’homme et représentent un risque pour le travailleur qui les manipule, les risques allant croissant dans le groupe 3 alors que le groupe 4 comprend les substances pour lesquelles il n’existe aucun traitement dans le cas d’une affection chez l’homme. D’autre part, et les soignants sont aux premières loges pour le savoir, les matériels et matériaux piquants ou coupants destinés à l’abandon, les produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption qu’ils aient été ou non en contact avec un produit biologique, ainsi que les déchets anatomiques humains, correspondant à des fragments humains non aisément identifiables font également partie des DASRI, même en l’absence de risque infectieux.

Des procédures inhérentes à l’emballage, à l’entreposage ou au transport des DASRI

Pour limiter le risque de contamination au maximum, des procédures strictes doivent être respectées tout d’abord pour leur emballage et leur entreposage. Ainsi par exemple, à l’exception des pièces anatomiques, il est interdit de congeler les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés en vue de leur entreposage. Il est également interdit de compacter les poches ou bocaux contenant des liquides biologiques, les récipients et débris de verre. En outre, dans le cas d’une production de plus de 15kg de DASRI par jour, une réglementation spécifique doit être suivie pour leur entreposage. Lors de leur transport entre producteur et prestataire de traitement, tout mouvement de DASRI et assimilés doit faire l’objet de rédaction de documents traçabilité, les bons de prise en charge et les états récapitulatifs devant être conservés pendant trois ans et tenus à la disposition des services compétents de l’État.

Le dossier de l’INRS énumère enfin les responsabilités, concernant l’établissement de santé, d’enseignement ou de recherche, la personne morale ou la personne physique, attachées à ces procédures de prévention. Il rappelle également les recommandations dédiées en termes d’information et de formation des personnels.

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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