Les managers hospitaliers conviés à des réunions de travail par la DGOS

mardi 20 septembre 2016, par APM-International

La directrice générale de l’offre de soins (DGOS), Anne­-Marie Armanteras de Saxcé, a annoncé vendredi 16 septembre 2016, devant les adhérents du SMPS, que des rendez-­vous avaient été pris avec les organisations professionnelles de directeurs hospitaliers pour parler de l’évolution des métiers de direction, dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Elle a mis en garde contre les attitudes conquérantes et les a engagés à retrouver des marges de manœuvre.

Anne-­Marie Armanteras de Saxcé est intervenue le 16 septembre 2016 lors d’une journée d’échanges organisée par le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) sur le thème de la mobilité professionnelle.

Travailler sur l’impact des GHT sur les compétences des directeurs

Elle a indiqué que certains groupes sur les ressources humaines prévus dans le cadre du comité national de suivi sur les GHT commençaient actuellement leurs travaux. Soulignant également la nécessité de travailler sur l’impact des GHT et de la mutualisation des fonctions support sur les compétences des directeurs, elle a également annoncé que la DGOS allait prochainement rencontrer les organisations syndicales pour parler de ce sujet, en termes « technique », de « calendrier » et en examinant les éventuelles déclinaisons « juridiques ». Deux rendez­vous ont été fixés, l’un le vendredi 23 septembre 2016, l’autre le mardi 27 septembre, a-­t­-on appris auprès du SMPS. Anne-­Marie Armanteras de Saxcé a aussi annoncé l’organisation d’un « séminaire » sur l’évolution des métiers de directeur.

L’implication des corps d’encadrement et de direction, facteur de réussite des GHT

Ce séminaire ne durera pas juste un après-­midi, mais sera « un cycle long [de plusieurs mois, NDLR] de réflexion pour échanger sur l’expérience,,les pratiques, les expériences analogues à l’étranger », a-­t-­elle expliqué. Outre les organisations syndicales de directeurs et de cadres et la DGOS, il associera également les conférences, la Fédération hospitalière de France (FHF), le Centre national de gestion (CNG) et l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP). « Je souhaite que ce séminaire associe le plus grand nombre de directeurs, des plus anciens et plus jeunes », a insisté la directrice générale pour qui la réussite des GHT dépend de « l’implication des corps d’encadrement et des corps de direction ».

Elle a d’ailleurs fait remarquer que la promotion Simone Iff, qui s’apprête à sortir de l’EHESP pour intégrer des équipes de direction, « sera la première à entrer dans une ère post-­GHT ». Ces nouveaux directeurs « assumeront des missions, des fonctions, des organigrammes que nous ne connaissons pas aujourd’hui », a-­t-­elle souligné.

Les GHT, versant hospitalier d’une plus grande territorialisation

Lors de son intervention, la directrice générale a rappelé que la création des GHT s’inscrivait dans une « vision » présentant trois grandes « ambitions ». Sa « première ambition est de préparer l’hôpital et l’organisation future de l’offre de soins ». Ce qui est visé est une organisation du système de santé « au niveau territorial », qui est « le bon niveau » pour tenir compte des contingences locales et des spécificités, a-­t­-elle souligné. Et les GHT « ne sont que le versant hospitalier de ce vaste mouvement de territorialisation de l’offre de soins ». « Cette vision territoriale doit être prise en compte dans votre métier de directeur », a souligné Anne-­Marie Armanteras de Saxcé. « De par votre formation, vous êtes disposés à aborder ces questions. Il faut élaborer de nouvelles modalités de management, de coopération, dans le sens du partage, de la responsabilité, et pas dans celui de la féodalité », a-­t-­elle insisté.

Tempérer les attitudes « conquérantes »

La « deuxième ambition » de la réforme est de répondre aux besoins de santé de la population et de contribuer à la réduction des inégalités territoriale de santé. Certains pourraient présenter les GHT « comme un mouvement de concentration vers l’établissement de recours », a observé la directrice générale. « Je le dis fermement : la raison d’être des GHT relève d’une dynamique inverse qui est celle d’offrir aux patients une offre de proximité, de sécuriser cette offre dans les territoires et créer des organisations pérennes et coordonnées permettant d’assurer le recours comme le retour », a-­t-­elle insisté. « Le domicile et le territoire sont les deux piliers sur lesquels se fondent l’organisation de la gradation des soins », a-­t­-elle affirmé avec force. Et il appartient aux « managers hospitaliers de donner cette vision ». C’est cette vision qui « permet de donner à vos équipes ce dont ils ont besoin, c’est-­à-­dire du support, et de tempérer les attitudes conquérantes », a-­t-­elle ajouté.

Retrouver des marges de manœuvre

« L’organisation de la gradation des soins ne peut plus être ce qui relève du combat pour compléter telle ou telle activité dans un établissement ou déplorer l’absence d’une activité dans un établissement », a-­-t­elle également expliqué. Il s’agit « de chercher le meilleur positionnement des activités avec une animation de ces activités produite par différentes équipes ». Et avec la participation de ces équipes, « nous allons pouvoir nourrir l’attractivité des professions » et donner ainsi envie à des jeunes de venir à l’hôpital, a-­t-­elle affirmé.

La troisième des ambitions est celle qui consiste à « retrouver des marges de manœuvre. Il faut passer à la vitesse supérieure dans la construction de la gradation des soins sur le territoire, agir ensemble et tenter dans le même temps de briser le règle de la concurrence un peu stérile entre établissements », a estimé à ce sujet la DGOS. Elle a reconnu que le rythme de la réforme était « infernal, difficile et éprouvant » mais a estimé que c’était « le prix à payer pour retrouver très rapidement des marges de manoeuvre ».

Composition « variable » des GHT

Lors de son intervention, Anne-­Marie Armanteras de Saxcé a indiqué que les 135 GHT étaient de composition « variable », « entre deux et 19 membres ». Une petite trentaine d’entre eux comprennent un CHU ou un CHR. Un dixième des GHT comprennent des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Elle a jugé « fondamental » que les EHPAD, qu’ils soient publics ou privés, soient associés aux GHT (quelque niveau que ce soit), ce au bénéfice des parcours des patients. Les établissements sont distants entre 40 à 5 minutes. La lecture des conventions constitutives montre que près d’un tiers des GHT « ont un temps d’avance sur la réforme » et ont identifié les filières de prise en charge.

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