Le DMU, nouvelle forme de GHT pour les hôpitaux franciliens

mercredi 29 mai 2019, par Bruno Benque

À l’instar de tous les hôpitaux publics de France, les établissements franciliens vont se regrouper et se constituer en Départements Médico-Universitaires (DMU). Jean-Luc Riu, cadre supérieur de santé qui postule pour participer à la gouvernance de l’un d’entre eux, a présenté cette nouvelle forme d’organisation hospitalière lors de la première Journée de formation des cadres de radiologie du Grand Nord.

La Loi du 26 janvier 2016 a imposé au établissements de Santé publics de se constituer en Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT). Mais ce texte a fait mention de l’exclusion de ce processus pour les hôpitaux psychiatriques et les établissements de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Les DMU présentés lors de la première Journée de formation des cadres de radiologie du Grand Nord

Ces derniers éprouvent tout de même le besoin de se regrouper et sont en train de se constituer en Départements Médico-Universitaires (DMU) et ce sujet a été abordé à l’occasion de la première Journée de formation des cadres de radiologie du Grand Nord. Cet événement, qui se tenait le 24 mai 2019 sur le site enjôleur du Pavillon Royal à Paris, est le résultat de la volonté de l’Association Française des Personnels Paramédicaux d’Électroradiologie (AFPPE) de centraliser les nombreux petits colloques qui étaient organisés en Lorraine, en Normandie, en Bretagne ou à Paris notamment à l’attention des cadres de santé exerçant en imagerie. L’idée étant de mutualiser les ressources mobilisées pour leur offrir des contenus plus riches et optimiser la logistique.

Les établissements de Santé franciliens se regroupent

Les DMU donc, ont fait l’objet d’une présentation lors de cette journée. Jean-Luc Riu, cadre supérieur de pôle au sein de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière a décrit cette nouvelle forme de regroupement des établissements de Santé franciliens qui cadre avec la conjoncture et l’environnement régional. La croissance démographique en proche banlieue parisienne est en effet forte, alors que l’essentiel des hôpitaux publics se situent à Paris intra-muros, et que la concurrence des établissements privés et les ESPIC.. « La Direction centrale de l’AP-HP a mené une réflexion sur les possibilités de regroupement de ses établissements et a décidé de faire évoluer son organisation en DMU, a-t-il déclaré. Cette nouvelle politique passe, en premier lieu, par une décentralisation de sa gouvernance, avec une réduction drastique du nombre d’agents exerçant au siège. »

Renforcer les filières de soins et favoriser les interactions avec l’université

L’ensemble des hôpitaux franciliens seront ainsi fusionnés en 5 DMU, autour des universités Paris V pour les hôpitaux de l’Ouest, Paris VI (Pitié-Salpêtrière notamment), Paris VII, pour le Nord et le Val-de-Seine, Paris Sud et Paris XI. « L’idée est d’optimiser la prise en charge des patients et de répondre de manière efficiente et ciblée aux besoins du bassin de population, a précisé Jean-Luc Riu. Cela se concrétise tout d’abord par une réduction du nombre de professionnels du siège de l’AP-HP qui sera décentralisé à l’Hôpital St-Antoine. La nouvelle organisation passe ensuite par un renforcement des filières de soins et des interactions plus fortes avec les universités pour favoriser la recherche notamment. Les DMU seront donc construits autour de la cardiologie, de la neurologie, de l’oncologie, l’imagerie, etc. Mais le principe retenu est le maintien du service comme unité de base de l’organisation, avec des corrélations inter-services plus larges que dans les pôles. »

Les cadres supérieurs de santé se positionnent pour intégrer la gouvernance

En pratique, l’organigramme d’un DMU comprend un responsable médical formé au management, un directeur référent, un directeur académique en lien avec l’université, ainsi qu’une participation effective des représentants des patients. Les cadres supérieurs de santé sont également appelés à se positionner pour participer à la gouvernance de ces Départements. Jean-Luc Riu fait partie des 23 candidats recensés qui ont rédigé un projet et se sont soumis à une audition devant un jury. Il postule pour un DMU qui intègrera les filières de l’anatomo-pathologie, la médecine nucléaire et l’imagerie médicale et qui comprendra 6 établissements et plus de 580 personnels non médicaux dont 300 manipulateurs d’électro-radiologie.

Nous lui souhaitons bonne chance pour ce nouveau challenge…

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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