Réingénierie de la formation d’aide -soignant : que dit la réforme ?

vendredi 18 juin 2021, par Audrey Parvais

Le texte législatif redéfinissant la formation et le métier d’aide-soignant a été publié au Journal Officiel le 12 juin. Durée et modalités des enseignements, actes de soins supplémentaires, rémunération…, il introduit un certain nombre de changements, qui pourraient renforcer l’attractivité de la profession.

Il aura fallu un peu plus de cinq années pour que la réingénierie du métier d’aide-soignant soit actée. Point final d’une concertation entamée en 2015, interrompue puis relancée en 2019, prévu à l’origine pour la rentrée 2020 mais repoussé en raison de la crise sanitaire, le Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP) a validé le mardi 20 avril le décret introduisant de nouveaux référentiels dans le parcours de formation et l’exercice de ces professionnels de santé. Le texte, paru au Journal Officiel du 12 juin, s’ajoute à la suppression en décembre 2020 du concours, qui avait précédemment été annoncée au mois de février par Agnès Buzyn, l’ancienne ministre de la Santé. Cette réforme répond à un objectif précis : renforcer l’attractivité de la profession et augmenter les effectifs de professionnels formés tout au long de l’année pour répondre en continu aux besoins des établissements en demande.

Quels changements au sein des IFAS ?

Le texte précise ainsi que la durée de la formation passe de 10 à 12 mois, pour un total de 44 semaines, également réparties entre théorie et pratique de terrain via des stages. Il instaure également une rentrée multiple, dont une session au mois de septembre, et acte l’augmentation du nombre de places dans les Instituts de Formation d’Aides-Soignants (IFAS), qu’il s’agira de pourvoir au cours de l’année 2022. Les IFAS attendaient ce décret pour préparer la rentrée du mois de septembre, réagit Arlette Schuhler, Secrétaire de la Fédération Nationale des Associations d’Aides-Soignants (FNAAS). Il faut savoir que, au cours des années passées, chaque section enregistrait un certain nombre de places vacantes dans les formations. Depuis, l’accès à la formation a été allégé, notamment avec la suppression du concours d’entrée en décembre 2020. On espère que cela motivera davantage de personnes à suivre la formation d’aide-soignant. À noter toutefois que les IFAS seront confrontés à une difficulté : recruter suffisamment de formateurs permanents pour assurer les enseignements et les évaluations. Mais le point positif, c’est que les aides-soignants qui seront titulaires du diplôme pourront prétendre à former leurs pairs au sein des établissements, précise Arlette Schuhler.
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Audrey Parvais
Journaliste
audrey.parvais@gpsante.fr


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