Publicité
Publicité

Accueil > La profession

L’AVC : première cause de mortalité chez les femmes

vendredi 25 novembre 2011

La 9e Journée mondiale de lutte contre les AVC, le 28 octobre, a permis de rappeler l’enjeu de santé de cette pathologie grave. L’accident vasculaire cérébral est une urgence nécessitant une prise en charge dès les premiers signes. Le Plan de lutte 2010-2014 prévoit la mise en place d’une chaîne d’urgence et le développement d’unités neuro-vasculaires.

Un AVC toutes les quatre minutes. C’est la fréquence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en France. Sur un an, l’AVC touche en moyenne 140 000 personnes. C’est la troisième cause de mortalité chez l’homme et la première chez la femme. C’est la première cause de handicap acquis chez l’adulte. Statistiquement, les plus de 65 ans sont les plus exposés avec 75 % de cas. Mais les moins de 65 ans sont également concernés (25 %) tout comme les moins de 45 ans (5 %). Parmi les cas potentiels, il faut ajouter les personnes à risques (fumeurs, sédentaires, obèses…). De plus, le vieillissement de la population française fait de la lutte contre les AVC un véritable enjeu de santé publique. La prise en charge spécifique des AVC existe depuis 2000 et s’est renforcée avec le Plan 2010-2014.

Une urgence traitée par le Centre 15 du Samu

France Woimant, médecin neurovasculaire à l’hôpital Lariboisière de Paris, explique (Lire l’entretien) : les AVC ont pour origine une mauvaise circulation du sang due à des dépôts de cholestérol sur les parois internes des artères ou vaisseaux sanguins du cerveau. L’irrigation sanguine est affectée ainsi que l’état de santé global de la personne. Plus grave, une artère peut se boucher (80% des cas) ou se rompre (20 %) : c’est l’accident vasculaire cérébral.

L’AVC peut être immédiat mais des signes avant-coureurs - perte de force, engourdissement d’un membre supérieur, du visage, troubles de la parole, de la vision… - peuvent survenir quelques heures ou quelques jours avant l’attaque proprement dite. Ces symptômes atténués et transitoires appelés « Accidents ischémiques transitoires » (AIT) ne doivent pas être sous-estimés. Dans tous les cas, il s’agit d’une urgence. Une course contre la montre est engagée : pas une seule minute ne doit être perdue car l’AVC est un processus de dégradation dynamique : 2 millions de neurones par minute. « En cas d’infarctus cérébral, Il faut déboucher l’artère dans les premières 4,5 heures. Si on intervient dans la première heure, nous aurons un bien meilleur résultat », souligne France Woimant. Pour cela, un seul réflexe : appeler le 15 !

Au Centre 15 des permanenciers formés vont diriger le patient vers le médecin régulateur du Samu qui va décider son envoi vers l’unité neuro-vasculaire (UNV) la plus proche. Au sein de l’unité, il est immédiatement procédé à un IRM cérébral. Suivent ensuite les décisions de traitement (thrombolyse…).

Aujourd’hui seulement 50 % des patients ayant une suspicion d’AVC ont recours au Centre 15, alors que ce service est le mieux à même d’orienter les personnes de façon efficace, précise le Plan de lutte contre les AVC 2010-2014. Pour les pouvoirs publics, la prise en charge en urgence des AVC à la phase aiguë constitue l’une des clés pour faire face à leurs conséquences (décès et handicaps lourds). L’objectif est de parvenir à plus de 80 % de cas d’AVC traités par le dispositif de régulation de la permanence de soins (Centre 15).

Un plateau technique de prise en charge 24 heures sur 24

Au sein de l’UNV, le patient bénéficie d’une prise en charge globale, 24 heures sur 24, dès la phase aiguë de l’attaque. L’unité d’intervention et de soins regroupe sur un même plateau technique « l’ensemble des compétences médicales et paramédicales nécessaires à la mise en oeuvre précoce du traitement et du projet de rééducation adaptés à chaque patient », précise la circulaire 2007(4) relative à la mise en place des UNV. Elle réunit des médecins et des personnels paramédicaux de plusieurs spécialités (kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie, psychologie, assistance sociale…) expérimentés et formés à la prise en charge spécifique des AVC.

Les bénéfices d’une prise en charge en UNV est indéniable avec « une réduction de 20 % de décès et de dépendance », a souligné le professeur Mathieu Zuber lors du colloque qui s’est tenu au ministère de la Santé le 20 octobre 2010. Et pourtant, seulement 20 % des patients victimes d’AVC sont actuellement hospitalisés en UNV avec une forte inégalité régionale : un écart entre 8 et 33 % (voir carte ci-dessous), précise le Plan AVC 2010-2014. En 2007, les UNV étaient au nombre de 33. Elles sont passées à 78 en mars 2009 et à 87 en 2010. Le Plan AVC 2010-2014 prévoyait d’en créer 30 nouvelles en 2010 et 25 supplémentaires en 2011.

[Charlaine]


Voir en ligne : Source : gouvernement.fr


Partager cet article

Publicité

TOUT L’ÉQUIPEMENT DES CADRES DE SANTÉ

IDE Collection a regroupé tout le matériel nécessaire au management de vos équipes : livres, revues, fournitures, stylos, tenues, idées cadeaux...

Découvrir nos produits

Vous recrutez ?

Publiez vos annonces, et consultez la cvthèque du site EMPLOI Soignant : des milliers de profils de soignants partout en France.

En savoir plus

Publicité