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CHR de Metz-Thionville : Inauguration de l’Unité de Soins Intensifs de Neurologie Vasculaire

dimanche 11 mars 2012

Démonstration concrète de l’apport d’une communauté hospitalière à l’offre de soins d’un territoire : grâce au soutien du Professeur Hervé Vespignani, chef du service de neurologie du CHU de Nancy et dans le cadre de la Communauté Hospitalière de Territoire du Sillon Lorrain (CHT) entre le CHR Metz-Thionville et le CHU de Nancy, l’unité de Soins Intensifs de Neuro-Vasculaire du CHR Metz-Thionville, ouverte en mai 2010, a pu étendre son activité 24h/24 grâce au un renfort de neurologues en temps partagé sur les deux sites. Un plus pour les 1 500 lorrains du Nord, victimes chaque année d’un AVC.

Depuis le 1er novembre 2011, l’unité de soins intensifs neuro-vasculaire (USINV), sous la responsabilité du Dr Etienne Godet, chef de service de neurologie au CHR, fonctionne 24h/24 ; l’extension des heures d’ouverture s’est faite progressivement. Dès sa création en mai 2010, l’USINV proposait une surveillance et nursing 24h/24 et une thrombolyse en journée. Et les malades nécessitant une thrombolyse la nuit, le week end et les jours fériés, étaient pris en charge par le CHU de Nancy dans le cadre d’une convention.
Déqormais, l’unité propose aussi une fibrinolyse 24h sur 24 grâce au renfort de neurologues issus du CHU de Nancy.

L’unité de soins intensifs neuro-vasculaire est située sur le site de Metz, à l’Hôpital Bon-Secours au sein du service de neurologie ;

L’USINV dispose de 8 lits d’hospitalisation. Les équipes médicales et paramédicales assurent une surveillance et un traitement adaptés des paramètres vitaux, un nursing régulier, et une possibilité de thrombolyse. En relais, 14 lits du service d’hospitalisation conventionnelle de neurologie à Metz sont dédiés à cette pathologie.

La neurologie est un des axes prioritaires du projet médical de la communauté hospitalière de territoire, elle vise à développer la filière neuro-vasculaire, et des projets médicaux partagés dans les domaines de l’épileptologie, de la sclérose en Plaques, de la maladie de parkinson, de la neurooncologie… entre le CHU de Nancy et le CHR Metz-Thionville, ainsi que l’enseignement et la recherche dans cette discipline.

Une coopération pionnière et anticipant la CHT
Les collaborations existantes et la bonne entente entre les équipes du CHR Metz-Thionville et du CHU de Nancy ont permis l’arrivée d’un chef de clinique, assistant des hôpitaux en neurologie au CHR Metz-Thionville dès novembre 2010, et d’internes supplémentaires. L’implication du Professeur Vespignani et du Professeur Henry Coudane, doyen de la faculté de Médecine de Nancy ont été déterminantes pour favoriser cette coopération, soutenue par les deux directeurs généraux.

La prise en charge du patient
Les neurologues de l’unité sont en contact permanent avec le Centre 15 et les services des urgences 24h/24 et 7j/7. Les admissions se font après appel d’un médecin au neurologue de l’UNV, généralement le médecin régulateur du Centre 15, donc par transfert ou par le service d’urgences. Dans certains cas, une prise en charge complémentaire au CHU de Nancy peut être nécessaire.
Une équipe spécialisée pluri-professionnelle estcomposée de praticiens hospitaliers, infirmières, aides-soignantes, assistante sociale, kinésithérapeutes, orthophoniste, ergothérapeute et neuropsychologue. Des conventions ont été signées avec plusieurs établissements pour favoriser le suivi des patients en aval.

L’USINV répond à la volonté du CHR Metz-Thionville de développer et d’améliorer sa filière neuro-vasculaire. Elle s’inscrit totalement dans les orientations du plan AVC 2010-2014 du Ministère de la Santé, du Schéma Régional d’Organisation Sanitaire lorrain. L’extension à 16 lits de l’USINV est prévue dans le Nouvel Hôpital de Mercy conformément au Projet Régional de Santé.

Indicateurs d’activité de l’USINV depuis le 1er novembre 2011
- 659 patients prise en charge en USINV en 2011
- 54 thrombolyses depuis l’ouverture de l’USINV dont 23 depuis le 1er novembre2011 (fonctionnement 24h/24, 7j/7 jusqu’au 31/01/2012)
- 35 alertes thrombolyses en janvier 2012 dont 9 thrombolyses.
- Patients des bassins de Metz, Briey, Verdun, Thionville.

En savoir plus sur les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC)
Un AVC correspond à une souffrance aigue plus ou moins étendue du cerveau en rapport avec une occlusion (85 % des cas) ou une rupture (15 % des cas)d’un vaisseau l’irriguant. L’occlusion d’un vaisseau engendre un AVC ischémique. Cette occlusion peut être transitoire, les déficits neurologiques durant moins d’une heure, c’est ce qu’on appelle un accident ischémique transitoire (AIT). Ces AIT sont des situations à risque pour le cerveau, car ils sont souvent annonciateurs d’une occlusion définitive dans les heures ou jours qui suivent.

En Lorraine et notamment en Moselle, les AVC sont très fréquents soit 1 500 AVC sur la région Metz-Thionville dont 900 sur l’agglomération messine

Quelques chiffres : nombre de victimes d’AVC
En France, 150 000 personnes sont victimes d’un AVC par an, soit un toutes les 4 minutes. Il s’agit d’une pathologie grave qui touche de préférence des personnes âgées de 70ans en moyenne, mais 40 % surviennent chez des sujets plus jeunes encore en activité.

Des conséquences et des séquelles
Dans l’année qui suit un AVC, 1/3 des patients vont décéder, 1/3 garderont des séquelles définitives (paralysies, troubles de la parole…) et seulement 1/3retrouveront leurs activités antérieures. Les AVC sont la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de décès en Europe.

Les facteurs de risques
Les facteurs de risque responsables de ces accidents sont bien connus, car pour la plupart communs aux infarctus du myocarde, (Hypertension artérielle, diabète, cholestérol, tabac, alcool, obésité, maladies cardiaques…) et leur dépistage précoce permettrait d’éviter nombre des conséquences.

La prise en charge de l’AVC
L’AVC est une urgence médicale au même titre que l’infarctus du myocarde. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de récupération sont importantes, c’est pourquoi il est important d’identifier les symptômes d’alerte dont la caractéristique première est leur survenue brutale : faiblesse ou engourdissement d’un bras, d’une jambe ou de toute la moitié du corps, d’une paralysie de la moitié du visage, de la perte de la vue brusque d’un oeil ou des 2 yeux, de difficultés à parler ou à trouver ses mots. Le traitement le plus efficace dans l’infarctus cérébral en cas d’occlusion d’un vaisseau est la thrombolyse, geste qui consiste en l’injection d’un produit permettant de dissoudre le caillot. Elle doit être réalisée au plus vite et au maximum jusqu’à 4h30 après le début de l’AVC. Ainsi devant tout symptôme suspect brutal, il faut appeler immédiatement le centre 15 qui contacte directement le neurologue de l’unité neurovasculaire.

[Pascal]


Voir en ligne : reseau-chu.org


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