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Recommandations du Conseil national du Sida concernant l’intérêt du traitement comme outil novateur de la lutte contre l’épidémie d’infections à VIH

dimanche 10 mai 2009

Le Conseil National du sida (CNS) a rendu un avis le 30 avril 2009 qui conclut que la mise sous traitement des personnes infectées par le VIH réduit fortement le risque que ces personnes transmettent le virus par voie sexuelle. Cet avis ouvre une perspective nouvelle pour le contrôle de l’épidémie. Le CNS invite donc les pouvoirs publics à informer les personnes concernées sur l’intérêt d’un dépistage et d’un traitement précoce, dans le respect de leur autonomie, tout en reconnaissant que le traitement antirétroviral n’assure pas une protection maximale et que cette protection s’entend en complémentarité avec l’usage du préservatif.

L’avis du CNS permet à la France d’avoir une position éclairée après les controverses qui ont suivi la publication, en janvier 2008, de la commission de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de Suisse portant sur l’efficacité des traitements antirétroviraux et le risque de transmission du VIH. Il est rappelé que cette publication destinée aux professionnels de santé se fondait sur les résultats d’observations de cohortes de couples hétérosexuels sérodifférents.

Le préservatif reste toujours le moyen de prévention des infections sexuellement transmissibles dont le VIH
Comme l’indique l’avis du CNS, le traitement antirétroviral, malgré son intérêt manifeste dans la prévention du VIH, ne permet pas d’atteindre une protection maximale car il laisse subsister un risque résiduel de transmission. Seul l’usage complémentaire du préservatif lors de chaque rapport sexuel permet de garantir une protection maximale contre le VIH.
Aussi, la Direction générale de la santé (DGS) souhaite rappeler à l’occasion de cet avis que seul le préservatif, masculin ou féminin, préserve de l’ensemble des IST. Il doit donc être utilisé systématiquement en toutes circonstances pour les rencontres occasionnelles et pour les couples (stables) tant que le statut sérologique des partenaires est inconnu.

En outre, cet avis ne permet pas de conclure sur :
- la non-transmission du VIH en utilisant le traitement comme seul outil de prévention ;
- des recommandations à diffuser auprès de la population des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes en l’absence de données scientifiques probantes, ceci conformément aux recommandations issues du rapport de juillet 2008 du groupe d’experts dirigé par le Professeur Yeni ;
- les risques de résistance thérapeutique en cas de non observance des traitements sur un grand nombre de patients traités sur le long terme.

Un avis qui s’inscrit dans des travaux plus généraux sur de nouvelles méthodes de prévention des infections sexuellement transmissibles

L’avis du CNS sur le rôle préventif du traitement antirétroviral va venir nourrir les travaux du groupe d’experts sur les « nouvelles méthodes de prévention » dont le pilotage a été confié le 21 avril dernier par le Directeur général de la Santé au Professeur Pialoux et à Madame Lert. Ce groupe est chargé de conduire une expertise sur ces méthodes en vue de produire pour la fin de l’année 2009 des recommandations en matière de stratégies de prévention du VIH et des autres IST auprès des personnes les plus concernées et exposées. Ce groupe sera constitué de personnes issues d’horizonsdifférents tels quedeschercheurs, des scientifiques, des professionnels de santé et de laprévention, des représentants associatifset des personnes concernées. L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) organisera à la fin de l’année 2009, un colloque de réflexion sur les stratégies préventivesà mettre en placeà la lumière des résultats de la mission Pialoux - Lert.

Le dépistage précoce, autre pilier de la prévention des IST-VIH

Enfin, il convient de souligner que les recommandations du CNS, en tant qu’elles insistent sur l’intérêt d’un dépistage et d’une prise en charge précoce des personnes infectées par le VIH, rejoignent les préoccupations de la DGS qui :
- soutient les expérimentations de dépistage rapide du VIH lancées en 2008 en milieu associatif et en 2009 dans les services d’urgences afin d’évaluer l’intérêt et la faisabilité de ce dépistage pour atteindre les personnes infectées par le VIH qui l’ignorent encoreet dans l’optique d’une éventuelle généralisation ou systématisation de la proposition de dépistage ;
- va mettre en œuvre les recommandations 2008 de la Haute Autorité de Santé pour actualiser les modalités de réalisation du dépistage du VIH suite aux évolutions techniques des tests
- a la responsabilité de mettre en œuvre les recommandations du groupe d’experts du Pr. Yeni sur la prise en charge médicale des personnes atteintes du VIH et à ce titre lui demandera d’intégrer dans ses réflexions l’avis du CNS ;
- va demander aux instances compétentes d’évaluer l’impact et les adaptations nécessaires du système de soins pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes dépistées et traitées tel que recommandé par le CNS.

L’ensemble de ces actions permettra de préciser les orientations du prochain programme de lutte contre le VIH et les IST dont le lancement est prévu à la fin de cette année.

[Pascal]


Voir en ligne : sante.gouv.fr


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