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Ouverture des Etats Généraux de la Prévention

samedi 28 octobre 2006

Extrait du discours du Ministre de la sant et des solidarit Xavier BERTRAND

La France dispose d’un systme de soins performant, qui est mme considr comme le meilleur au monde ; ce n’est pas moi qui l’indique, c’est l’OMS. Et je suis convaincu que nous avons vraiment amlior la qualit de notre systme de soins en soutenant l’innovation thrapeutique, en rendant la prise en charge des patients mieux coordonne et plus cohrente, en favorisant les complmentarits entre secteur priv et secteur public, et surtout en veillant garantir l’ensemble de nos concitoyens l’galit d’accs des soins de qualit.

Toutefois, notre systme de soins prsente encore deux faiblesses que nous voulons rsolument enrayer : la mortalit prmature leve (trop de dcs avant 65 ans), et les ingalits de sant trop importantes entre les catgories socioconomiques, les femmes et les hommes et les diffrentes rgions. Nous savons que cette mortalit prmature, mais aussi une part importante de ces ingalits de sant, relvent de cinq facteurs de risques principaux : le tabac, l’alcool, les facteurs nutritionnels, le suicide et les accidents de la circulation.

Il n’y a aucune fatalit ce que ces facteurs de risque perdurent. Nous avons toujours rsolument lutt contre eux, et nous continuons dans cette direction, en favorisant clairement une politique de prvention nergique. Nous avons l’un des meilleurs systmes de soins en matire de soins curatifs, je veux que nous devenions l’un des meilleurs systmes en matire de prvention.

Je crois que la prvention constitue un changement de vision majeure dans le systme de soins : le patient y devient en effet vritablement acteur de sa propre sant, sans attendre que les symptmes se manifestent pour aller chez le mdecin.

La prvention est plbiscite par les patients.

Et je ne m’adonnerai aujourd’hui ni de l’auto dnigrement, ni de l’autosatisfaction : il y a des choses qui sont faites en matire de prvention, et ce n’est pas aujourd’hui que l’on va commencer. Mais je veux que ces Assises Nationales de la Prvention marquent un point de dpart en termes de mthode : en donnant pour la premire fois l’ensemble des acteurs de notre systme de soins la parole, qu’il s’agisse des professionnels de sant, des institutionnels et des usagers, elles permettront de faire utilement le point sur les avances en matire de prvention tout en dessinant de nouvelles perspectives. Je me rjouis que plus de 150 associations de patients aient t convies ces journes qui donneront, j’en suis convaincu, une relle impulsion la prvention en France. Pour trouver de nouvelles thmatiques, avec de nouveaux acteurs, de nouvelles actions, avec des moyens nouveaux que je serai toujours prt consacrer la prvention.

Je remercie le Docteur Toussaint et l’ensemble des membres du Comit d’orientation de la qualit des travaux qui sont au fondement de ces journes.

Vous vous dtes peut-tre, il s’agit d’un n-ime discours. Non : ces Etats Gnraux n’auraient en ce cas aucun intrt. Ce que je veux, au contraire, c’est que sans tabou, sans auto-censure, vous puissiez avancer des propositions novatrices et tirer un bilan constructif de ce qui a t fait, ou de ce qui n’a pas t fait.

Lire la suite du discours sur le site sante.fgouv

[Charaine]


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