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Nicolas Sarkozy : « un nouveau modèle de soins de premier recours »

mardi 26 janvier 2010

Lors de son discours de vœux aux personnels de santé, le 12 janvier, le président de la République a confié une mission de réflexion sur le secteur de la médecine libérale au docteur Michel Legman, président du Conseil national de l’ordre des médecins. Nicolas Sarkozy propose de recentrer les missions de l’hôpital et de repositionner le médecin libéral sur les soins de premier recours.

« Protégez l’hôpital ! », a exhorté le président de la République. C’est sur fond de loi HPST et de réforme de l’hôpital que le président de la République a annoncé le lancement d’une mission de réflexion sur la médecine libérale. L’hôpital ne peut pas traiter toutes les situations sanitaires et doit être réservé au traitement de la phase aiguë de la maladie. Aujourd’hui, « trop de monde vient aux urgences sans raison et trop de monde reste trop longtemps à l’hôpital », souligne le président de la République.

La loi HPST consacre la notion de médecine de premier recours en définissant les missions des acteurs du premier recours, notamment celles des médecins généralistes, pour assurer à la population une offre de soins de proximité. Le médecin libéral détient donc un rôle majeur. « Nous aurons toujours besoin d’un médecin de proximité », a déclaré le président de la République. « Il est un repère indispensable dans notre vie quotidienne. »

Nicolas Sarkozy propose donc d’« inventer un nouveau modèle de soins de premier recours qui fasse toute sa place à la médecine libérale ».

Revaloriser la médecine libérale

L’exercice libéral de la médecine a perdu de son attractivité. Entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2009, le nombre de médecins a baissé de 2 % (200 000 médecins dont la moitié en libéral), une baisse qui touche particulièrement les médecins libéraux. Seule, une inscription sur dix à l’Ordre des médecins concerne un médecin libéral, a précisé le chef de l’État. Une situation qui va continuer à se dégrader jusqu’en 2025. La médecine libérale est confrontée aujourd’hui à un véritable défi.

Le médecin généraliste de demain devra être plus mobile et aura plusieurs lieux d’exercice, d’où une nouvelle organisation de la médecine libérale, notamment en zone rurale. Autre enjeu important, la coordination avec les autres professionnels de santé. Il convient en effet d’associer davantage les pharmaciens d’officine ou les infirmières libérales dans l’offre de soins de premier recours, ce qui permettra de repositionner les actes des médecins libéraux sur les cas relativement plus lourds.

En outre, le secteur de la médecine libérale se heurte à un manque de « structures et de moyens techniques » adaptés à la prise en charge des petites urgences, a constaté Nicolas Sarkozy, qui a souhaité que « les praticiens aient la possibilité d’exercer dans des maisons de santé ou des centres de soins ambulatoires », des unités de soins en réseaux permettant des économies d’échelle dans l’achat de matériels techniques.

Le groupe de travail présidé par le docteur Michel Legman devrait rendre son rapport fin mars au président de la République

[Charlaine]


Voir en ligne : Source : gouvernement.fr


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