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Lancement du programme 2007-2009 de lutte contre la tuberculose : la fin du BCG obligatoire

mercredi 18 juillet 2007

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a présenté, le 11 juillet, le programme national de lutte contre la tuberculose. Destiné à consolider la diminution progressive de la maladie et à réduire les disparités, il marque un tournant dans la politique de santé publique : la fin de la vaccination obligatoire par le BCG.

En France, « l’incidence moyenne de la tuberculose diminue de façon régulière et progressive. Elle a été divisée par six entre 1972 et 2005 », a indiqué Roselyne Bachelot. « Mais le système français doit s’adapter aux évolutions épidémiologiques françaises et mondiales. [...] Il faut maintenir intacts nos compétences et notre système de surveillance qui est performant et réactif. » Pour répondre à ces exigences, le programme national de lutte contre la tuberculose 2007-2009 se décline en six axes :

- Assurer un diagnostic précoce et un traitement adapté pour tous les cas de tuberculose
Tant les professionnels que les personnes à risque seront sensibilisés. Les actions de dépistage seront développées et l’accès aux soins favorisé.

- Améliorer le dépistage
Le dépistage des formes contagieuses sera renforcé grâce à la diffusion de recommandations nationales et à la délivrance de moyens adaptés à chaque région.

- Optimiser l’approche vaccinale
La vaccination par le BCG des enfants et adolescents n’est plus obligatoire mais fait l’objet d’une recommandation pour les enfants les plus exposés à la tuberculose : enfants nés ou ayant séjourné dans des pays de forte endémie - Asie, Afrique, Amérique du Sud -, ayant des antécédents familiaux, résidant en Ile-de-France ou en Guyane ou dont la situation est jugée à risque par le médecin. « La vaccination est donc indiquée chez ces enfants et ces adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans, s’ils répondent à au moins un de ces critères », a précisé la ministre de la Santé.

- Maintenir la résistance aux antibiotiques à un faible niveau
Les multirésistances devront être diagnostiquées rapidement grâce, notamment, à l’utilisation de tests de détection moléculaire rapide.

- Améliorer la surveillance épidémiologique et les connaissances sur les déterminants de la tuberculose
L’Institut national de veille sanitaire (InVS) coordonnera le système de surveillance épidémiologique. Il permettra de mieux adapter la politique de lutte contre la tuberculose aux évolutions épidémiologiques.

- Améliorer le pilotage de la lutte antituberculeuse
Des partenariats entre les acteurs locaux seront mis en place afin de mieux prendre en compte les disparités de l’épidémiologie. La lutte contre la tuberculose sera articulée avec les politiques sociales et de la ville.

Par ailleurs, Roselyne Bachelot a annoncé la création d’un comité de suivi, constitué autour de la direction générale de la Santé, qui aura pour mission le suivi, l’analyse et l’évaluation des stratégies mises en œuvre.

Source : site premier-ministre.gouv

[Charlaine]


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