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CHU de Toulouse : Premier centre européen de radiochirurgie stereotaxique « Novalis »

jeudi 6 avril 2006

Avec l’ouverture du centre de radiochirurgie stéréotaxique sur le site de Rangueil et l’acquisition système Novalis® corps entier, le CHU de Toulouse s’affirme comme le premier centre européen dédié aux neurosciences.

Méthode thérapeutique non invasive, dont la morbidité est extrêmement faible, la chirurgie stéréotaxique se substitue à la microchirurgie dans un nombre important d’indications et complète la chirurgie ou la thérapeutique endovasculaire. Elle repose sur la possibilité de cibler avec la plus grande précision un rayonnement de haute énergie sur une lésion. Dans son principe, cette technique peut être étendue à d’autres parties du corps que le cerveau et la moelle épinière, applications que développera le pôle des neurosciences.

Une avancée thérapeutique majeure intégrée au pôle des neurosciences
Première étape des grands projets mis en oeuvre pour les 10 ans à venir, l’ouverture du centre de radiochirurgie stéréotaxique sur le site de Rangueil positionne le CHU de Toulouse comme premier centre européen dédié aux neurosciences et équipé du système Novalis® de Brain Lab (comme le sont tous les autres centres de radiochirurgie Gamma-knife Elekta). Il accueillera les premiers patients début Avril 2006.

Les centres internationaux de référence Novalis®
UCLA (Los Angeles), hôpital Henry Ford à Détroit et AZ-VUB à Bruxelles. Aujourd’hui, 75 sites Novalis sont installés dans le monde mais seulement deux d’entre eux dans un environnement de neuroscience et de neuro-imagerie (l’hopital universitaire de Mexico City et le CHU de Toulouse).

La convergence de plusieurs disciplines autour de Novalis ® un matériel de très haute technologie dont la précision autorise le traitement de patients jusqu’alors inopérables. L’équipe de radiochirurgie se consacre au traitement d’affections du système nerveux central. Elle regroupe les compétences nécessaires dans le domaine de la Neurochirurgie, de la Neuroimagerie, de la Radiothérapie et de la Biophysique Médicale.

En neurologie, les progrès de la radiochirurgie reposent sur l’utilisation de repères communs entre les images produites par la neuroradiologie et la machine qui délivre l’irradiation. Objectif : exploiter directement les images du cerveau pour programmer un robot qui atteigne la lésion le plus précisément possible. La méthode de repérage virtuel qui permet cette programmation est comparable aux visées électroniques utilisées de nos jours par les militaires pour diriger un projectile sur sa cible. Elle constitue la stéréotaxie.

Indications
La radiochirurgie est une technique interventionnelle qui peut être réalisée soit en alternative à la microchirurgie, soit en complément de la chirurgie ou d’une thérapeutique endovasculaire. La décision repose sur une démarche pluridisciplinaire. L’expérience acquise à travers le monde durant ces vingt dernières années est considérable. Elle a permis, avec un recul suffisant, de valider les indications actuelles qui concernent essentiellement des lésions de petit volume (diamètre inférieur ou égal à 3 cm).

- Malformations vasculaires cérébrales
- Méningiomes de la base du crâne
- Crâniopharyngiomes
- Gliomes
- Névralgie du trijumeau
- Neurinomes de l’acoustique
- Adénomes hypophysaires
- Métastases cérébrales
- Lésions tumorales vertébro-médullaires

Opérer le cerveau avec la plus grande précision sans ouvrir le crâne
La radio-neurochirurgie stéréotaxique représente dans certains cas une alternative confirmée à la Neurochirurgie ouverte (crâniectomie). Elle permet en effet de traiter en une seule séance, des lésions intra-crâniennes de dimension limitée (diamètre maximum 3 cm) d’origine soit vasculaire soit tumorale bénigne ou maligne.

Elle permet aussi de traiter efficacement et sans risque des lésions cérébrales jusque là inopérables car soit inaccessibles (trop profondes ou situées dans des zones critiques) soit concernant des patients à trop grand risque chirurgical (sujet âgé ou fragile, ?).

Elle peut enfin être utilisée dans une stratégie multimodale comme complément d’un geste chirurgical (résidu tumoral inextirpable) ou endovasculaire (malformation vasculaire résiduelle après embolisation).

Ce traitement neurochirurgical s’inscrit dans la démarche moderne de développement d’une chirurgie cérébrale de moins en moins invasive mais de plus en plus précise. Cela a été rendu possible par l’association d’une méthodologie stéréotaxique et d’une irradiation puissante mais excessivement précise guidée par l’image.

De multiples intérêts médico-économiques
Cette technique non invasive, substitutive à la microchirurgie, permet une diminution des durées de séjour (maximum 3 jours) et la reprise immédiate de l’activité du patient. De plus l’intervention sans anesthésie, sans soins intensifs ni réanimation, pas de consommables et la morbidité demeure extrêmement faible.

Pour plus d’informations, contacter :
Marie-Claude Sudre, Déléguée à la Communication, CHU de Toulouse, 2 rue Viguerie, 31052 Toulouse Cedex
- Tél : 05.61.77.83.49
- Fax : 05.61.77.85.21
- email

Site à voir : reseau-chu.org

[Pascal]


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