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CHU de Nancy : Redonner vie àun coeur qui ne bat plus

jeudi 23 mars 2006

Nancy lance un ambitieux projet de recherche clinique dans le traitement de l’infarctus afin d’évaluer chez l’homme l’efficacité des cellules souches autologues dans des zones nécrosées d’un infarctus du myocarde.

Le Pr. Jean-Pierre Villemot et son équipe viennent de lancer la phase III d’une ambitieuse étude de recherche dans le traitement de l’infarctus. Trois patients ont déjà été inclus dans le protocole, dont deux traités par injections de cellules souches. Le but : comparer les performances d’une revascularisation isolée avec celles d’une revascularisation associée à la thérapie cellulaire. Les atouts et limites respectifs de ces essais seront analysés de manière indépendante.

Des résultats encourageants
De 2002 à 2005, la phase préclinique menée sur un rat par l’unité de thérapie cellulaire de l’école de chirurgie (Dr Tran) avait montré une nette récupération de contractilité dès le premier mois. Les unités d’imagerie ont contribué à la réussite de l’étude en déterminant avec précision les zones cardiaques à injecter, puis, à l’issue du traitement en aidant à apprécier la récupération fonctionnelle des cellules nécrosées. Pour cela, l’unité INSERM du Pr. Pierre-Yves Marie et celle d’imagerie cardiaque du Pr Gilles Karcher ont combiné angioIRM, Pet Scan et tomoscintigraphie. D’après leurs observations, il s’avère préférable de pratiquer de multiples injections en périphérie de la nécrose qu’une série centrale.

La phase III a été lancée dès le feu vert de l’AFSSAPS début 2006. Même si les résultats semblent prometteurs, il faudra poursuivre l’étude sur 80 patients avant de tirer des conclusions. « Le choix de l’équipe nancéienne est de traiter des patients ayant une fraction d’éjection comprise entre 30 et 40 % comme l’explique le Pr. Etienne Aliot qui se réjouit ne de pas avoir vu jusqu’à présent apparaître de troubles du rythme comme effet secondaire de la thérapie par cellules souches - contrairement à ce qui avait été constaté avec les myoblastes déjà différenciés. » La surveillance rythmologique est un point crucial de l’étude. Elle fait appel à un système implantable de télémétrie, sorte de mini Holter de la taille d’un pièce de deux euro posée lors de l’intervention.

L’intervention associant un double pontage à la thérapie cellulaire dure cinq heures. Trois heures sont nécessaires pour traiter le prélèvement de moelle qui est lavé, filtré et séparé sur gradient de densité afin d’isoler les cellules souches mésenchymateuses. Le Dr Danièle Bensoussan, précise que l’unité de thérapie cellulaire et de tissus du CHU de Nancy ne pratique pas pour l’instant d’amplification cellulaire, mais n’exclut pas de le faire à l’avenir.

Redonner vie à un coeur qui ne bat plus, un vieux rêve en train de devenir réalité ?

D’après un article du Dr Bertrand Demangeon

Pour plus d’informations, contacter :
Dr Bertrand DEMANGEON, Responsable de la Communication, CHU Nancy, 29 av du Mal de Lattre de Tassigny, 54035 Nancy cedex
- Tél : 03 83 85 14 78
- Fax : 03 83 85 11 88
- email

Site à voir : reseau-chu.org

[Pascal]


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