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Analyse permettant de quantifier le risque d’infection virale lié aux soins dentaires pour le VIH, le VHC et le VHB

dimanche 7 juin 2009

Une analyse [1] réalisée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) à la demande de la Direction générale de la santé (DGS) a permis de quantifier le risque d’infection virale lié aux soins dentaires pour le VIH, les virus de l’hépatite C (VHC) et de l’hépatite B (VHB).

L’objectif de cette analyse était d’évaluer le risque de transmission croisée (entre patients) de ces virus, lié à des insuffisances dans l’application des recommandations de stérilisation des porte-instruments rotatifs (PIR) [2]. Elle a été réalisée en collaboration avec des experts en chirurgie dentaire, en hygiène hospitalière, en épidémiologie et en biostatistiques.

Les premiers résultats montrent qu’en population générale le risque individuel de contracter une de ces infections est très faible. Toutefois, compte tenu du nombre élevé d’actes de chirurgie dentaire réalisés, on estime qu’en France, chaque année, l’absence de stérilisation des PIR après chaque patient pourrait être à l’origine de moins d’une contamination pour le VIH, moins de 2 pour le VHC et d’environ 200 pour le VHB. Ces résultats découlent des probabilités de contamination des PIR au cours d’un soin, de transmission virale avec un instrument contaminé et de la proportion de sujets réceptifs pour chacun des virus considérés.

Ce travail d’évaluation du risque fait suite à la diffusion en 2006 d’un guide de recommandations par la Direction générale de la santé (DGS) et s’inscrit dans une action d’ensemble visant à renforcer la prévention des infections associées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. En effet, si d’importants progrès ont été constatés dans le respect des règles d’hygiène par les chirurgiens-dentistes ces dernières années, plusieurs enquêtes montrent aussi que des insuffisances pourraient persister en la matière, chez certains praticiens. Ces éléments viennent donc rappeler la nécessité d’un strict respect des précautions standard et des bonnes pratiques de stérilisation. Le renforcement de la formation à l’hygiène, associé à des programmes d’évaluation des pratiques professionnelles contribueront à une meilleure application des recommandations.

La DGS a engagé plusieurs actions dans ce sens en concertation avec les organisations professionnelles concernées. Ainsi plusieurs régions ont mis en place des programmes associant services de l’Etat et professionnels de santé pour évaluer et améliorer les pratiques. L’Ordre des chirurgiens-dentistes s’est, pour sa part, engagé à effectuer des visites systématiques des cabinets dentaires. L’Afssaps a été saisie pour évaluer le comportement des PIR proposés sur le marché vis-à-vis des procédés de stérilisation recommandés ainsi que les performances des appareils de nettoyage, désinfection et stérilisation de ces matériels. Enfin, la formation initiale et continue des chirurgiens-dentistes, déjà importante dans le domaine de l’hygiène et de la stérilisation, sera encore renforcée.

Institut de veille sanitaire, mai 2009 : Rapport disponible sur le site de l’InVS

[Pascal]


Voir en ligne : sante.gouv.fr


[1Analyse du risque infectieux lié à la non stérilisation entre chaque patient des porte-instruments rotatifs en chirurgie dentaire.

[2Les turbines, contre-angles et pièces à mains, regroupés sous l’appellation de PIR sont les instruments qui transmettent un mouvement rotatif aux instruments en contact direct avec la ou les dents traitées (fraises en particulier).


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