Sédation profonde ou dose létale ?

lundi 27 avril 2015, par Bruno Benque

L’actualité nous rapporte, ces dernières semaines, des catastrophes humanitaires en cours ou à venir en méditerranée, au Népal et en Afrique du Sud. Pendant ce temps, nous discutons de ce qui serait le mieux pour notre fin de vie.

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On n’est vraiment peu de chose, et lactualité nous le rappelle tous les jours. Depuis quelques semaines, des catastrophes humanitaires ayant pour origine la cupidité des hommes ou l’imprévisibilité des phénomènes naturels se succèdent.

Le cimetière méditerranéen

C’est ainsi que le très lucratif trafic de réfugiés syriens, lybiens ou venus de pays voisins est responsable de plus de 1 300 morts rien que pour le mois d’avril 2015, disparu par noyade ou par manque de vivres et d’eau potable après avoir été embarqués en méditerranée dans des raffiots surpeuplés. Sans compter l’état désastreux des rescapés accostant sur les côtes italiennes, et dont personne ne sait ce qu’il adviendra de l’avenir à court terme. Car la communauté européenne, en réunion le 24 avril 2015, bien que triplant les budgets alloués à leur sauvetage et souhaitant l’aide de l’ONU pour frapper à la source du problème, n’est pas parvenue à un accord quant aux conditions de prise en charge de ces réfugiés.

Les victimes népalaises

Notre réflexion nous conduit bien évidemment au Népal, après le réveil de la faille himalayenne qui a provoqué, ces derniers jours, la destruction d’une partie de Katmandu et de certains de ses plus anciens édifices, mais également la mort de quelques 3 600 personnes répertoriées à ce jour. Des habitants et des touristes de cette région du monde propice à la quiétude, au pacifisme et à la spiritualité ont été frappés, en quelques secondes et à plusieurs reprises à l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de ces dernières années.

La férocité sud-africaine

Un autre cataclysme s’annonce également en Afrique du Sud, où les groupes xénophobes zulus organisent des émeutes féroces pour éliminer les populations immigrées Mozambicaines, Zimbabwéennes ou Somaliennes entre autres, évaluées autour de 6 millions de personnes, afin de sauvegarder les emplois pour leur communauté dans un pays touchée par la crise économique. Dans ce pays ayant favorisé la multiculturalisme après l’apartheid, le risque de voir la chasse aux autres communautés ethniques, notamment la forte population d’origine indienne, est forte, annonçant des pertes conséquentes.

Pendant ce temps, nos représentants parlementaires discutent, dans le cadre de la Loi de modernisation du système de santé, discutent de la façon dont nous aurons le droit, à l’avenir, de nous donner la mort lorsque notre existence sera arrivée à son terme. Administrer une sédation profonde ou une dose létale ? Cela parait, en fait, bien dérisoire. Les hasards de l’actualité font parfois mal les choses...

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com

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