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Quand les GCS profitent aux patients et aux professionnels

lundi 2 décembre 2013, par Bruno Benque

La nécessité de modernisation des installations d’imagerie ainsi que les nouvelles applications apparues dans ce secteur sont propices aux groupements de coopération sanitaire (GCS), notamment pour les petites structures sanitaires. Devant les changements organisationnels générés par la création de ces entités hybrides, les cadres de santé ont un rôle clé à jouer en faveur de la motivation de leurs collaborateurs.

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Les Groupements de Coopération Sanitaire (GCS) se sont développés sur tout le territoire, au cours des dernières années, sous l’effet, notamment, de la simplification de gestion et de gouvernance qu’avait instituée la loi HPST. Les bénéfices aux patients engendrés par ces mutualisation d’objectifs et de moyens sont illustrés par un chiffre : la barre des 500 GCS créés a été atteinte en 2013.

Mutualiser les compétences pour des pratiques hyperspécialisées

S’il est un domaine où la coopération sanitaire donne entière satisfaction, c’est l’imagerie. Ce secteur, qui connaît depuis quelques années des applications étendues, comme autant de spécialisations dans la spécialité, en oncologie et en chirurgie notamment, nécessite des compétences de plus en plus pointues, tant au niveau médical que paramédical. Il est donc nécessaire aujourd’hui, dans un environnement contraint, et compte tenu de la raréfaction du contingent de radiologues, de mutualiser les moyens humains afin de pouvoir disposer des bonnes personnes au bon endroit, au bon moment. Il en va de la qualité de la prise en charge des patients.

Des exemples récents d’acquisition de matériels de pointe coûteux

D’autre part, et ce n’est un secret pour personne, les appareillages utilisés dans ce secteur sont extrêmement coûteux. Ils sont également soumis à des réglementations très strictes, quant à la sécurité des patients et des personnels impliqués, qui représentent un surcoût significatif pour le contrôle périodique des machines ainsi que pour la gestion des risques. Le GCS représente, pour les structures ayant peu de ressources, humaines et financières, le moyen d’assurer un service de pointe sans se mettre en danger. C’est ainsi que, dernièrement, une IRM a été installée au CH de Béthune, en coopération avec les radiologues libéraux locaux, dans une région touchée par la désertification médicale. A l’autre bout du territoire également, un service ambulatoire d’imagerie interventionnelle a ouvert au CHRU de Nîmes, dans lequel des radiologues privés sont invités à mettre à disposition leur expertise, ainsi qu’à assurer des gardes.

Des leviers de motivation des personnels pour le manager

L’avènement de ces structures hybrides pose tout de même, ça et là, des problèmes d’adaptation aux personnels en place. Et, par ricochet, les cadres de santé qui ont à les gérer sont confrontés à une nouvelle contrainte, pour peu que leurs collaborateurs ne freinent des quatre fers face à un changement parfois radical de philosophie. Car en effet, lorsqu’un praticien privé est appelé à évoluer dans une structure publique, il emporte avec lui des exigences médico-économiques qui ne sont pas encore partout assimilées à l’hôpital, malgré la T2A. Cela peut se traduire par une pression plus forte sur le personnel, par des plannings d’examens un peu plus soutenus, voire un changement dans les protocoles d’examens.

Ces quelques exemples, qui ne concernent pas uniquement les services d’imagerie, illustrent les défis à relever pour les manager des unités de soins. Les cadres de santé se retrouvent contraints de mettre les praticiens libéraux dans les meilleures conditions et de convaincre les personnels résistants au changement. Ils ont dès lors un rôle clé à jouer sur la motivation de ces derniers, en mettant en avant l’expertise qu’ils peuvent acquérir en pratiquant des disciplines nouvelles, ainsi que le service accru qu’ils sont appelés à apporter aux patients. Car le développement personnel est, par les temps qui courent, un le moteur encore susceptible de leur donner du cœur à l’ouvrage.

Les groupement de coopération sanitaires représentent, finalement, une des initiatives les plus cohérentes que les tutelles aient trouvé pour améliorer la qualité des soins. Il permet de contourner les problèmes inhérents à la désertification médicale, à la conjoncture économique, et au désenchantement des professionnels, pour une continuité de prise en charge des patients et pour une expertise accrue des paramédicaux. C’est le message que les managers se doivent de faire passer à ces derniers.

Bruno BENQUE
Rédacteur en chef adjoint cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com


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