LE COVID ne gagnera pas !

lundi 30 novembre 2020, par Bruno Benque

Alors que la décrue est en cours sur le champ de la deuxième vague de COVID-19, l’heure du bilan a sonné. Plus de cas positifs, mais moins de morts victimes du virus, car les hôpitaux ont appris de la première vague et la science a fait des progrès rapides. Mais il faudra se souvenir, pour expliquer l’efficacité du système de Santé à cette occasion, des effets positifs des coopérations public-privé qui se sont mises en place dans les territoires, ainsi que du travail des cadres da santé pour activer des innovations managériales et surfer sur le Ségur de la Santé pour rameuter leurs troupes. Le COVID ne gagnera pas !

Les annonces diffusées par le Président de la République le 24 novembre 2020 laissent augurer des lendemains moins restrictifs en termes de libertés individuelles, avec toutefois une évolution en paliers si les conditions d’un retour à la normale sont avérées.

L’étau se desserre progressivement

D’ici au 15 décembre en effet, les commerces peuvent rouvrir leurs portes, les exercices physiques peuvent nous mener jusqu’à 20 km de notre domicile et nos enfants vont pouvoir reprendre leur activité sportive, de plein air seulement. Et, à échéance du 15 décembre, on ne dénombre pas plus de 5 000 cas de COVID par jour, l’étau se desserrera de nouveau au grand bonheur des amateurs de cinéma, de musées et de théâtre, ainsi que des enfants pratiquant le sport en salle. Au 20 janvier enfin, les restaurants et les salles de sport pourront réouvrir leurs portes, en espérant que les fêtes de fin d’années n’aient pas créé de nouveaux « clusters » susceptibles de faire encore monter en flèche le nombre de personnes infectées par le virus.

Plus de cas positifs et moins de morts

Oui, la deuxième vague semble perdre inexorablement de son énergie, la courbe des statistiques relative aux nouveau cas de COVID ayant amorcé, depuis une semaine, une chute vertigineuse laissant présager un possible retour à la normale. Si l’on s’attarde un peu sur les courbes, on remarquera que la deuxième vague a fait l’objet d’un nombre de tests positifs environ dix fois plus important qu’au printemps et que, paradoxalement, nous avons enregistré un taux de mortalité inférieur cet automne que lors de la première vague. Deux raisons majeures à ce phénomène :

  • La généralisation des tests à l’amorce de la deuxième vague a gonflé le nombre de personnes infectées durant cette période, contrairement aux nombreux porteurs du virus qui s’ignoraient au printemps ;
  • Les hôpitaux ont pu gérer de manière plus optimale les malades du COVID, forts de l’expérience de la première vague et des progrès scientifiques très rapides qui ont pu être réalisés depuis le début de la pandémie.

Coopérations territoriales et Ségur de la Santé

Nous ajouterons ici d’autres raisons pour lesquelles la prise en charge des patients dans cette période troublée a été plus efficace. Citons tout d’abord la participation active des établissements privés à l’« effort de guerre », beaucoup plus active en tout cas que lors de la première vague. Plusieurs coopérations territoriales de ce type ont permis aux établissements hospitaliers de mieux absorber le flux de patients au plus fort de la pandémie et d’alléger la charge de travail des établissements publics. Citons ensuite les annonces gouvernementales issues du Ségur de la Santé et des revalorisations salariales qui en sont issues. Elles ont sans aucun doute eu un impact positif sur le moral des soignants qui ont pu ainsi affronter la vague avec plus de conviction, ainsi que sur les chiffres de l’absentéisme qui sont restés stables durent cette période.

Des cadres omniprésents et ibnventifs

Citons enfin le travail des cadres de santé qui, malgré des conditions de travail souvent difficiles et des situations flirtant quelquefois avec le burn-out, ont su raviver la flamme du soin chez ceux qui n’y croyaient plus, mettre en place, en coopération avec l’équipe médicale, des organisations innovantes pour adapter le système à une conjoncture imprévue et instable et qui ont entrainé avec eux des équipes souvent à bout de forces mais qui ont tenu le coup pour mener à bien leur mission auprès des patients quui leur ont été confiés.

La partie n’est peut-être pas finie, certains prédisent une troisième vague avant le printemps prochain. Mai les structures sont en place et le COVID ne gagnera pas...

Bruno Benque
Rédacteur en chef www.cadredesante.com
bruno.benque@cadredesante.com
@bbenk34


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