Les GHT progressent sur le projet de soins partagé

mardi 10 janvier 2017, par APM-International

Le projet de soins partagé est un item soutenu depuis longtemps par l’AFDS. Cette dernière a mené une enquête auprès des 135 GHT pour évaluer l’état d’avancée de ce dispositif sur le terrain. Les résultats montrent notamment qu’une majorité de travaux sur le projet médical partagé font participer un représentant paramédical, un directeur de soins la plupart du temps.

Au moins une vingtaine de groupements hospitaliers de territoire (GHT) ont décidé d’élaborer un projet « médico-soignant » partagé au lieu de séparer le projet médical du projet de soins, constate-t-on à la lecture d’un communiqué de l’Association française des directeurs des soins (AFDS).

Un projet porté par l’AFDS depuis longtemps

Le décret du 27 avril 2016 qui encadre la création des GHT prévoit que les établissements membres finalisent avant le 1er juillet 2017 leur projet médical partagé. Il impose aussi la rédaction d’un projet de soins partagé à laquelle doivent participer « les équipes soignantes concernées par chaque filière » . L’AFDS « propose depuis de nombreuses années la mise en oeuvre d’un projet »médico-soignant« (ou »de prise en charge") réunissant les deux démarches dans un même document, élaboré par les représentants des équipes médicales et soignantes, rappelle-t-elle dans son communiqué diffusé le 2 janvier 2017.

Une enquête menée auprès des 135 GHT

Elle a mené, en novembre 2016, une enquête auprès de ses adhérents concernant ces projets partagés. Le taux de participation « s’élève à plus de 80 répondants, soit 80 groupements hospitaliers sur les 135 existants ». « Un certain nombre d’adhérents ont complété le questionnaire en commun, parfois seul le coordonnateur général [des soins] a répondu », précise l’association. « Dans 22% des réponses, l’équipe du comité stratégique [du GHT] a fait le choix d’élaborer un projet médico-soignant à la place d’un projet médical partagé et d’un projet de soins partagé », constate l’AFDS. Elle ajoute que, « depuis la fin de l’enquête, quatre directeurs des soins ont fait savoir que le GHT auquel ils appartiennent avait évolué vers le choix d’un projet médico-soignant ».

Une représentation paramédicale au projet médical partagé

On peut déduire de ces chiffres qu’au moins une vingtaine de GHT s’orientent vers un projet médico-soignant, sans compter les GHT qui n’ont pas répondu à l’enquête. L’AFDS constate que, lorsqu’un projet « médico-soignant » avait déjà été mis en place au sein d’un établissement avant la création du GHT, « les acteurs concernés en sont satisfaits au point de renouveler l’expérience » au niveau du groupement. Dans 60% des GHT répondants, les directeurs des soins participent au groupe de travail de leur GHT pour l’élaboration du projet médical partagé. Dans l’autre sens, 50% des présidents de commission médicale d’établissement (CME) sont intégrés au groupe de travail du projet de soins partagé.

Les compétences managériales des cadres parmi les prijets ministériels d’innovation

La loi de santé du 26 janvier 2016 « fixe trois orientations majeures » pour le système de santé : « le renforcement de la prévention, la réorganisation de la prise en charge autour des soins de proximité et le développement de l’innovation », analyse l’AFDS. Pour les 50% des répondants qui ont déjà engagé une réflexion sur le projet de soins, « les axes définis reprennent majoritairement ces orientations », observe-t-elle. Parmi les thèmes envisagés dans ces projets, elle cite, en matière de réorganisation de la prise en charge, « les parcours patients », « la qualité et sécurité des soins » ou encore « l’accueil du patient et la bientraitance ». Concernant la prévention, elle mentionne « l’éducation thérapeutique du patient » et « la promotion de la santé ». S’agissant de l’innovation, elle évoque « l’évolution des métiers », « la pratique avancée » et « les compétences managériales des cadres ».

L’usager en dehors du projet de soins partagés

Selon « 82% des réponses, les représentants des usagers ne sont pas intégrés aux réflexions du groupe de travail sur le projet de soins partagé », regrette l’AFDS. « Les professionnels ne doivent pas considérer l’usager au centre du dispositif mais à côté d’eux, avec eux. L’usager doit être un co-partenaire, un catalyseur qui favorise la mise en oeuvre des projets sur un territoire », plaide-t-elle. La direction générale de l’offre de soins (DGOS) doit diffuser « dans un proche avenir » des recommandations au sujet des projets de soins, thème sur lequel elle a piloté un groupe de travail, rapporte l’association.

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