« Je me sens enfin infirmier » : les IPA, ces nouveaux soignants qui arrivent sur le terrain

vendredi 16 avril 2021, par Anne Perette-Ficaja

En juillet 2018, cinq textes de loi voyaient le jour pour encadrer en France les soins infirmiers en pratique avancée. Les tout-premiers étudiants, diplômés via une VAE dès 2019 (une soixantaine environ) et en 2020 post cursus universitaire, ont commencé à gagner les services de soins et la pratique libérale. Comment ces professionnels d’un genre nouveau s’insèrent-ils dans le paysage soignant ? Quel accueil leur est réservé ? Et surtout, les bénéfices attendus sont-ils au rendez-vous ? Sur le terrain, le bilan est parfois contrasté.

Il n’aura pas fallu moins de deux décrets et trois arrêtés au Journal Officiel pour offrir un cadre législatif à la pratique avancée. En 2019 et 2020, les promotions pionnières d’infirmiers en pratique avancée (IPA) sont donc sorties de l’université dont elles avaient gagné les bancs pour se former à ce nouveau métier. Un métier que les pouvoirs publics voulaient d’un niveau intermédiaire entre le médecin et l’infirmier diplômé d’état et apte à exercer de manière interprofessionnelle pour « assurer des soins de qualité et faciliter la prise en charge ambulatoire ». En pratique, comment l’implantation des premiers arrivés s’est-elle déroulée ? Hospitaliers et libéraux témoignent.

Des motivations communes
Je me sens enfin infirmier et plus technicien sous délégation médicale. Depuis la fin de son Master, c’est le sentiment de Roland Pautonnier, ancien IDEL et IPA mention PCS1 en maison de santé et en centre de dialyse dans la Manche. Déjà titulaire de deux DU et défavorable à la démarche de soins en silos, il s’était déjà engagé dans une démarche de progression de ses compétences bien avant de s’orienter vers la pratique avancée, qu’il a considérée comme une opportunité d’envisager enfin le travail en collaboration avec le médecin. Je crois beaucoup au pluri-professionnalisme et à l’approche populationnelle, revendique-t-il. Une conviction qui semble donc correspondre à la feuille de route fixée par les pouvoirs publics dès 2018.
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Anne Perette-Ficaja
Directrice des rédactions paramédicales adjointe
anne.perette-ficaja@gpsante.fr
@aperette


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